Un système proche de celui de l¹axe
Helsinki Lisbonne (voir Elan n° 47)
Le principe de base est celui de l¹universalité :
couverture universelle pour tous les citoyens, reconnaissance de la santé comme un droit
inconditionnel, et quasi gratuité des prestations.
C¹est une loi de 1978 qui a transféré la production et
la distribution des soins aux unités sanitaires locales. En 1992 93, une nouvelle loi
a introduit la régionalisation du financement, l¹ Etat dotant les régions d¹une
enveloppe globale. Par ailleurs des modèles de concurrence peuvent être expérimentés.
La régionalisation est accentuée dans plusieurs domaines, dont celui de la santé. Les
USL ont été restructurées et fusionnées, passant de 600 à 250. Elles ont été
dotées de véritable personnalité juridique publique, leur conférant une réelle
autonomie organisationnelle et administrative. Leur mode de gestion a été modifié, en
abandonnant la gestion collective, au profit d¹une gestion personnalisée, avec la
nomination à leur tête de directeurs généraux. Les hôpitaux publics les plus
performants sont rendus juridiquement autonomes, et positionnés comme des fournisseurs de
soins indépendants, de sorte à introduire comme en Angleterre la notion de marché
interne. - Un panier de biens et service est défini, dont le financement est garanti par
l¹Etat sur l¹ensemble du territoire.
Une possibilité donnée aux régions de compléter le panier de biens et services par
d¹autres prestations a accru les disparités entre régions, même s¹il s¹agit d¹un
phénomène encore limité. - Pour la fourniture des services financés par les régions
et standardisés au plan local, les USL peuvent faire appel soit aux hôpitaux publics
¹indépendants¹¹ (il s¹agit d¹hôpitaux régionaux jouissant d¹une autonomie
financière, alors que les autres sont gérés par les USL), soit aux cliniques privés,
dans le cadre d¹une procédure contractuelle très stricte, afin d¹éviter une explosion
des dépenses publiques.
En 1998 99 : Un toilettage des textes, visant à
rationaliser les systèmes de santé, est décidé pour des considérations politiques
mais n¹est pas vraiment suivi d¹effet. Ces textes avaient prévu notamment ce qu¹on
appelle la procédure des " ondi integrativi", c¹est à dire la possibilité de
confier à des assureurs complémentaires la couverture de prestations non prises en
charge par le système public.
2002 : Le gouvernement Berlusconi, envisage la mise en
oeuvre de cette possibilité, et de plus souhaite, un renforcement de la régionalisation,
en permettant aux régions de financer des prestations primaires supplémentaires, au
risque d¹accentuer les disparités régionales déjà existantes.
L¹offre de soins :
Il s¹agit d¹un réseau de médecins de famille
"gate keeper" auprès duquel s¹inscrivent les usagers, et qui assure
l¹orientation vers les spécialités ou les structures hospitalières. Ils sont
conventionnés d¹aprés un mode sélectif, par numerus clausus selon le nombre de postes
disponibles dans les USL. La rémunération est salariée ou par capitation,
ponctuellement à l¹acte. Le mode d'exercice peut-être semi libéral en cabinet, ou
salarié en structure.
L¹Italie est dotée de :
- 96 hôpitaux publics juridiquement indépendants des USL, et directement gérés par les
régions ;
- 722 hôpitaux totalement intégrés aux USL, ayant une autonomie organisationnelle
limitée.
- 32 hôpitaux privés et publics indépendants dotés du statut "d¹institution
scientifique".
- 10 Hôpitaux universitaires.
- 648 cliniques privées, dont 537 accréditées.
La planification de l'offre est en charge des régions.
Sauf les grands hôpitaux autonomes, les établissements entrent dans le budget des USL en
tant que centre de coût spécifique. La gestion est publique ; toutefois ont été
introduits dans les hôpitaux des espaces réservés au libre exercice de pratiques
médicales, par l¹instauration de chambres payantes. (5 à 10% du nombre de lits).
Contexte Financier :
Une fiscalisation
est programmée pour le financement du système de santé, mais il reste majoritairement
encore dépendant des cotisations. Les cotisations sont recouvrées par des institutions
telles que l¹IPNS (un des organismes de sécurité sociale qui gère les prestations en
espèces).
Une expérience italienne à suivre de près : Le système
Italien est en pleine mutation. Les ambitions du gouvernement en place sont grandes,
puisqu¹il s¹agit de déléguer aux régions le choix et la gestion d¹un panier de biens
primaire ¹régionalisé¹¹.
Comme dans beaucoup de pays en effet, le système de santé
Italien offre dans les faits un panier de soins primaire, financé par la solidarité.
L¹originalité de l¹Italie est d¹envisager en plus un panier de soins primaires
différents selon les régions, laissant les élus locaux décider des priorités
d¹emplois des fonds publics.
La Mission Recherche Internationale de la CNAM est
présente dans ce pays dans le cadre de la coordination des pays latins, elle se compose
de Gérard Arcéga, Christian Foury, Martine Gouello, Jean Alagna et Christine Tessari. M.
Alain Boismery, Conseiller pour les affaires sociales à l¹Ambassade de France, apporte
son soutien à la Mission.
Les structures publiques
:
L¹Etat est investi d¹un compétence législative et administrative. Il entend les
commissions parlementaires et la conférence Etat-Régions ; il définit le cadre triennal
d¹application de la réforme au moyen du Plan national de santé ; Il attribue les
ressources au Service national de santé, il évalue les résultats, et défini des
normes. - L¹INPS : Institut national de prévoyance sociale. Assure le recouvrement des
prélèvements. Il paye les prestations en espèce pour la maladie, l¹invalidité, la
maternité, le chômage et les retraites, ainsi que les prestations familiales.
- Par ailleurs, il existe d¹autres institutions, qui assurent les
mêmes fonctions ou certaines d¹entre elles pour d¹autres catégories telles que les
fonctionnaires. (par exemple l¹INPDAP pour les retraites de la fonction publique). Une
autre institution assure les AT.
Il y a un échelon régional dans l¹organisation du système national de santé, ainsi
que des hôpitaux régionaux. Les USL sont l¹unité sanitaire de base, où travaillent
des médecins généralistes en cabinet de ville. Les Italiens ont la possibilité de se
sur-assurer auprès de compagnies privées, pour consulter hors du système de santé
conventionné. Environ 20% auraient recours à ces interventions. |
Le système sanitaire italien
ou Essai de compréhension du système de santé français à la
lumière dune expérience autre
Marie-Hélène
Sandanassamy - CNAMTS
Contrairement à la France, Etat fortement
centralisé depuis le XIIIème siècle, lItalie est une nation jeune dont
lunité remonte à peine à 1861 ! Ceci explique une tradition régionaliste
encore vivace dans ce pays offrant une hétérogénéité interrégionale
historique avec le contraste Nord-Sud le plus marqué des pays européens.
Autant le Nord se présente riche par son tissu industriel et lingéniosité de ses
entrepreneurs indépendants, autant le Sud peut-être considéré comme mal-développé,
quand il y sévit le chômage et la pauvreté, malgré dimportants efforts de
développement conduits, dès laprès-guerre, dans le "mezzogiorno". Or,
tandis que lItalie regarde du côté français (centralisme jacobin) en référence
à son histoire, la France refuse la moindre adhésion à un service sanitaire public
étatisé, comme le prouve son attachement à la Sécurité sociale
tout en
perpétuant sa tradition dEtat dirigiste. Des choix lourds de sens et de
conséquences dans le contexte culturel où senracinent les systèmes de santé.
Venant chronologiquement après
lautomne chaud (1969), lobtention par les classes laborieuses du "statut
des travailleurs" (1970), le Servizio Sanitario Nazionale (SSN) voit le jour en 1978.
Trois évènements liés qui traduisent le poids économique et donc, politique - du moins
jusquà la fin des années 1970 -, des travailleurs de la grande industrie,
catégorie par ailleurs détentrice de revenus réguliers facilement accessibles pour la
fiscalité dEtat
, contrairement aux revenus des travailleurs au noir et des
travailleurs indépendant, champions de l évasion fiscale. En conséquence, le
SSN sera financé - jusquen 1999 - pour moitié par les cotisations sur le travail
surtout salarié et non pas, comme il était prévu initialement, à cent pour cent par
limpôt.
Service public intégré, le SSN est
financé par lEtat relayé par les Régions et géré par les Communes. Trois
niveaux de responsabilité non hiérarchisés et faisant payer au Système leur autonomie
en maintenant une opacité totale sur lutilisation des fonds, en labsence des
outils de planification et de coordination conçus par la Réforme en 1978 : le Plan
Sanitaire National (Parlement) ; les Plans Sanitaires Régionaux (Conseils Régionaux
élus) ; les organes de coordination des Unités Sanitaires Locales -USL-,
Départements pour les hôpitaux, districts pour les soins de
base ; le système dinformation.
Avec la montée en puissance du système -
en fait la généralisation de laccès aux soins -, devenu déficitaire dès avant
la fin des années 1980, il est jugé trop coûteux et lEtat se désengage, vers les
patients (tickets modérateurs) puis, vers les Régions. Ces dernières, privées de
ressources fiscales deux ans après leur institution, soit en 1972, depuis lors
subventionnées, sont interpellées aux alentours de 1992 par lEtat, lassé de
combler leurs déficits dannée en année, qui leur reproche leur irresponsabilité,
un peu sous la pression européenne (critères de Maastricht oblige). La Réforme de 1992
est le point de départ dune restitution aux Régions des cotisations versées sur
leur territoire, de leurs ressources fiscales propres
et
de leur
responsabilité (y compris financière) face aux Communes dépensières.
Dans la nouvelle répartition des rôles,
lEtat assure une fonction de régulation tout en situant les limites de la
solidarité nationale où prend place la souveraineté régionale. Ainsi, la Réforme de
1992, prolongée par la " Riforma ter ", sinscrit dans le cadre
plus vaste de la réforme de la fiscalité des Régions. En 2001 est prévue
lintroduction du fédéralisme fiscal en Italie. Lidée est que la solidarité
nationale doit jouer pleinement, en matière de garantie daccès à des niveaux de
soins " uniformes et essentiels " à lensemble de la population
résidant en Italie, mais que la solidarité nationale na pas à se substituer aux
collectivités territoriales. Jusquici, lEtat, affaibli par lautonomie
très forte des collectivités locales et lindépendance (sauf financière)
paralysante des Régions, a échoué dans sa mission de contrôle de la qualité et du
coût du SSN. La responsabilisation, essentiellement financière, des Régions correspond
donc, au renforcement de cet échelon territorial souhaité par lEtat afin
dêtre plus fortement relayé auprès des nouvelles Agences Sanitaires Locales - ASL
- devenues des entreprises publiques, qui sont désormais des circonscriptions de la
Région. Et cest seulement la Réforme de 1999 qui va réintroduire un rôle, non
plus seulement consultatif, mais de contrôle, de lAssemblée des maires.
LEtat, dont cest le rôle, compensera les disparités interrégionales par un
" Fonds National dEgalisation " au profit de certaines Régions
pénalisées par leur situation. Evidemment, des sanctions financières seront prises en
cas de non respect des niveaux de soins " uniformes " (1992) et
" essentiels " (1999) qui simposent à la responsabilité des
Régions, mais ne déterminent pas directement les budgets (enveloppes) que sont censés
respecter désormais les médecins généralistes. Ainsi, en même temps que lEtat
réaffirme son autorité, il reconnaît les limites de ses devoirs en conférant aux
Régions la liberté dorganiser librement son service sanitaire en fonction des
moyens propres dont elles disposent respectivement.
Cest bien dans cette distinction
entre les différents niveaux de responsabilité territoriaux que se situe la différence
majeure entre lItalie et la France, avec les implications qui sensuivent pour
les systèmes de santé. Le système de santé français se veut être un système
dassurances sociales géré de façon autonome par des organismes de droit privé.
Pourtant, lEtat, malgré une certaine dualité affichée avec lAssurance
maladie, est largement le maître du jeu : Ce nest point tant
lorganisation institutionnelle ni celle des soins qui en témoignent le plus
manifestement, cest lorganisation du financement
Maître des choix
budgétaires, des types de prélèvements (cotisations, impôts, taxes
) et
daffectations, lEtat, en bon père de famille, pourvoit à tout. Il suffit de
lui faire confiance ! Mais, dans la mesure où plusieurs logiques sont à
luvre dans la conception densemble et de détail du Système, il brille
par sa complexité et par lincohérence des règles : on peut citer
labsence de choix clair entre solidarité professionnelle et solidarité nationale
et les frontières floues entre assurance et assistance.
Si bien que la différence cruciale avec le
système sanitaire italien doit être cherchée ailleurs que dans la classique distinction
décole entre Système " universaliste " en Italie et système
" professionnaliste " en France. La différence est au niveau des
responsabilités réelles. Ainsi, les caisses de Sécurité sociale, autonomes dans leur
gestion administrative au quotidien et celle de leur modeste budget dASS à la
rigueur, ne le sont certainement pas dans les gestions techniques, cest à dire la
gestion des cotisations et prestations sociales. Dans ces conditions, nos organismes
dAssurance maladie sont-ils - en pratique - autre chose que des agences publiques de
lEtat ? Comment a-t-il été possible de supprimer, sans autre forme de
procès, les élections des conseils dadministration de caisses ? En somme,
lorientation régionaliste, voire fédéraliste, de lItalie comme de son SSN,
soppose à la centralisation-déconcentration française. Or, la situation
rencontrée par lItalie au regard des problèmes soulevés par son système
sanitaire apparaît néanmoins comme une caricature particulièrement éclairante de
lexpérience française. En effet, les deux systèmes semblent empêtrés dans une
contradiction similaire qui place les deux pays devant un double défi : dune
part, tenter de réaliser le difficile compromis de lintérêt général et des
intérêts, nécessairement divers, des collectivités territoriales, dans lespace
autorisé par la marge dautonomie laissée à ces dernières. Dautre part,
après avoir établi ou admis des distinctions majeures entre les multiples statuts et
formes dactivité des professionnels de santé et entre les secteurs public et
privé, de les effacer pour favoriser la collaboration.
Pas de système universel en France, donc,
comme en Italie, mais une unité nationale jamais égalée et surtout pas par
lItalie ! En effet, la France est engagée dans une voie unique : la
généralisation. Généralisation de laccès aux soins, dune
part, passant par la Couverture Maladie Universelle -CMU - financée par
lAssurance maladie et les mutuelles complémentaires. CMU qui, toutefois, ne remet
pas en question lorganisation de la Sécurité sociale mais se substitue à
laide médicale gratuite, laquelle était prise en charge par
le
Département
Généralisation, dautre part, dun recours accru à la
médecine et extension à la plupart des situations de lexistence des solutions
médicales et institutionnelles : accouchement à domicile quasiment inconcevable en
France ; besoins en structures daccueil et garde à domicile des nouveau-nés et des
personnes âgées de plus en plus souvent isolées
Alors, cette universalisation à la
française, cest à dire sur un arrière plan de diversité, voire de
particularismes (considérer la diversité des régimes de sécurité sociale
),
saccompagne-t-elle dune généralisation de la santé ? On peut en douter
eu égard aux résultats sanitaires sur certains critères, notamment les disparités,
particulièrement fortes, entre les différentes catégories sociales de la population,
face à la santé et en termes despérance de vie, ou encore, la proportion de
décès prématurés de jeunes et jeunes adultes. LItalie, qui investit dans la
santé une part de son PIB largement plus modeste que la France, obtient sur certains
critères des résultats bien meilleurs que celle-ci. Lorsquon connaît le niveau
quasiment inégalé dexcellence de la France dans le traitement des maladies
cardio-vasculaires, lensemble de ces résultats est déroutant.
La comparaison des institutions de gestion
administrative et financière ainsi que de lorganisation des soins, en Italie et en
France, prend toute sa pertinence dès lors que lon sinterroge sur le rôle de
l Etat social et que lon se demande en quoi la santé dune
population et des individus est influencée par dautres déterminants que les
performances du seul système de santé.
LItalie investit financièrement
beaucoup moins que la France dans son système sanitaire et, on la vu avec les
Régions, lEtat italien ne centralise pas toutes les responsabilités. Vis à vis
des citoyens, cest la même chose. LEtat joue un rôle subsidiaire de la
solidarité familiale, encore très forte en Italie et jalousement défendue par les
femmes italiennes surtout, principalement dans le Nord où la structure traditionnelle de
la famille est plus fragilisée. Même si lEtat social apparaît comme peu
généreux et surcharge la famille, on peut, peut-être, voir dans cette vigueur
remarquable de la solidarité familiale en Italie, la clé dune meilleure
résistance à tous les fléaux sociaux, dont la paupérisation de la classe ouvrière et
son irréversibilité, qui, on le voit en France est un terrain favorable à
linstallation et à laggravation de mauvaises conditions de santé.
Classées respectivement N°2 et N°1
mondiaux par le récent rapport de lOMS, début 2000, lItalie et la France
présentent deux visages bien contrastés et beaucoup de points communs : lun
de ceux-ci est une demande grandissante, de la part des deux populations, de prévention
et dinformation. Cest dans ce sens quil faudrait aller pour que les
choix ne soient pas des choix dictés den haut, mais des actes dadhésion des
personnes, armées dun esprit critique pour en changer les points faibles, à leur
système de santé.
ITALIA : VERSO UN PANIERE DI CURE
PRIMARIE REGIONALIZZATE ?
Il sistema sanitario italiano si caratterisa da
un'organizzazione di tipo " NHS", ma regionalisato, paragonabile ai sistemi dei
paesi scandinavi o spagnoli. La gestione che è già decentralizzata dovrebbe esserla di
più dall' elezione del nuovo governo.
Un servizio di sanità fondato sulle USL costituisce
l'offerta delle cure con gli ospedali. Da un altra parte, una o due grande amministrazione
di Providenza sociale hanno l'incarico di riscuotere i contributi ed il versamento delle
prestazioni di sostituzione o in contanti : famiglia, pensioni, indennità di
disoccupazione, malattia, invalidità, maternità ed infortuni sul lavoro.
Un sistema simile a quello dell'asse
Helsinki-Lisbonne (vedere Elan n° 47)
L'universalità è il principio di basa con la presa in
carica universale per tutti i citadini, il riconoscimento della salute come un diritto
incondizionale e la quasi gratuità delle prestazioni.
La produzione e la distribuzione delle cure alle USL sono
state trasferite da una legge nel 1978. Nel 92/93, una nuova legge ha introduta la
regionalisazione del finanzamento per cui lo Stato dota le regioni di un fondo globale.
Peraltro, modeli di concorrenza possono essere esperimentati. La regionalisazione è
accentuata in più campi nei quali la sanità. Le USL sono state ristruturate e fusionate.
Sono passate da 600 a 250. Sono state dotate di uno stato giuridico pubblico conferendole
una vera autonomia organizativa ed amministrativa. E stato modificato il loro modo di
gestione abandonando la gestione collettiva a favore di una gestione personalizzata.
Questa struttura è amministrata da direttori generali.
Gli ospedali pubblici i più performanti sono resi
giuridicamente autonomi, rendendole produttore di cure independenti, in modo di introdurre
l'idea di mercato interno proprio come in Inghilterra.
Un paniere di cure e dei servizi è organizzato, il
quale finanzamento è garantito sull'insieme del territorio. C'è la possibilità per ogni
regioni di completare quei servizi; pero le disparità sono state aumentate tra le
regioni. Anche se si tratta di un fenomeno limitato.
- Per ottenere i servizi finanziati dalle regioni,
centralizatti al livello locale, le USL possono essere aiutate o dagli ospedali pubblici
independenti, si trattano di ospedali regionali con autonomia finanziare, al contrario di
quelli gestiti dalle USL, o dalle cliniche private con procedure contratualle scritte, in
modo di evitare un scoppio della spesa pubblica.
- Nel 1998/99 : Per ragioni politiche, i testi sono stati
modificati per organizzare il sistema di salute ma con pochi risultati. Questi testi
avevano previsti la procedura dei "fondi integrati", cioè la possibilità di
lasciare agli assicuratori complementari il pagamento delle prestazioni che non sono prese
in carica dal sistema pubblico.
2002 : Il governo Berlusconi esamina questa possibilità
ed' anzi vuole rinforzare la regionalisazione permettando alle regioni di finanziare le
prestazioni primarie supplementarie col rischio di accentuare la disparità regionali già
esistente.
L'offerta delle cure :
Si tratta di una rete di medici di famiglia "gate
keeper" presso laquale si iscrivono i citadini. Questimedici gli orientono verso gli
specialisti o le strutture ospedaliere adequati. Sono convenzionati secondo un modo de
selezione, da numerus clausus, in funzione del numero dei posti liberi nelle USL; La
remunerazione è salariale o per capita secondo l'atto. L'attività pùo essere mezza
liberale, in ambulatorio o dipendente nella struttura ospedaliera.
L'Italia è dotata da:
- 96 ospedali pubblici con uno stato giuridico independente
delle USLe direttamente gestiti dalle regioni.
- 722 ospedali totalmente integrati nelle USL con un'autonomia
di organisazione riduta.
- 32 ospedali privati e pubblici independenti dotati di un
statuto d' "istituzione scientifica".
- 10 ospedali universitari.
- 648 cliniche private con 537 accreditate.
Le regioni hannno in carica la pianificazione dell'offerta.
Tranne i grandi ospedali autonomi, gli istituti sono compresi nel bilancio delle USL come
centri di costo specifici. La gestione è pubblica ; tuttavia negli ospedali ci sono spazi
riservati all'attività libera delle pratiche mediche che si manifestano con camere a
pagamento.( 5 a 10 % dei letti).
Contesto finanziario : Uno sistema fiscale è previsto per
finanziare il sistema di sanità, pero in maggiore parte rimane dependente dei contributi
.Quali sono riscuotati dalle istituzione come l'INPS.
Un' esperienza italiana che si deve seguire da
vicino
Il sistema italiano sta cambiando in un modo importante .Le
ambizione del governo attuale sono grande perché di delegare alle regione la scelta e la
gestione di uno schema di prestazioni primarie "regionalizzate".
Il sistema di sanità italiano offre in fatti una schema di
cure primarie finanziato dalla solidarità. Gli altri paesi hanno lo stesso modo di
gestione. L'originalità dell'Italia è di prevedere in più una schema di cure primarie
diverso secondo le regioni, lasciando gli eletti locali decidere delle priorità nell'uso
dei fondi pubblici.
La Mission Recherche Internationale (MRI) della CNAM è
presenta in questo paese nell'ambito della coordinazione dei paesi latini . Si compone di
Gérard Arcéga, Christian Foury, Martine Gouello, Jean Alagna e Christine Tessari. Il
signore Alain Boismery, consulente per le affare sociale all'Ambasciata di Francia
sostene la missione.
| Le strutture
pubbliche :
-Lo Stato è investito di un
potere legislativo e amministrativo. Riceve la commissione parlementarie e la conferenza
Stato-Regioni. Definisce l'ambito triennale d'applicazione della riforma tramitte il piano
nazionale di sanità.
Assegna i fondi al Servizio Nazionale di Sanità , valuta i
risultati e definisce le norme.
-INPS riscuote i prelievi e paga le prestazioni in contanti
per la malattia , invalidità, le indennità di disocupazione e famigliali e le pensioni.
-Peraltro, esistono altre istituzioni che hanno le stesse o
una parte di queste cariche per altre categorie cogli impiegati statali ( le pensioni
dell'amministrazione pubblica).
-Un' altra istituzione gestisce gli infortuni sul lavoro.
-C'è un livello regionale nell' organisazione del sistema
nazionale di sanità come gli ospedali regionali.
-Le USL sono l'unità sanitoria di basa in cui lavorano i
medici generici in ambulatorio.
Per concludere, gli italiani hanno la possibilità di sopra
assicurarsi presso sociétà di assicurazioni private per consultare fuori del sistema di
sanità convenzionato. Circa 20 % ricorrerebero a questi interventi. |
Jean Alagna |