Numéro 50
Reportage
Italie : vers un panier de soins primaires régionalisé ?

 
L¹Italie se caractérise par une organisation de type " NHS " mais régionalisée, proche de celle qu¹on trouve dans les pays Scandinaves ou Ibériques. La gestion qui est relativement décentralisée, devrait l¹être encore plus depuis l¹élection du nouveau gouvernement. Un service de santé à base d¹Unités sanitaires locales constitue donc l¹offre de soins avec les hôpitaux. A côté, une ou deux grandes administrations de sécurité sociale prennent en charge le recouvrement des cotisations et le versement des prestations de remplacement ou en espèces : famille, retraites, indemnités chômage, maladie, invalidité, maternité et AT.

Reportage : Gérard Arcéga

 

Un système proche de celui de l¹axe Helsinki ­ Lisbonne (voir Elan n° 47)

Le principe de base est celui de l¹universalité : couverture universelle pour tous les citoyens, reconnaissance de la santé comme un droit inconditionnel, et quasi gratuité des prestations.

C¹est une loi de 1978 qui a transféré la production et la distribution des soins aux unités sanitaires locales. En 1992 ­ 93, une nouvelle loi a introduit la régionalisation du financement, l¹ Etat dotant les régions d¹une enveloppe globale. Par ailleurs des modèles de concurrence peuvent être expérimentés. La régionalisation est accentuée dans plusieurs domaines, dont celui de la santé. Les USL ont été restructurées et fusionnées, passant de 600 à 250. Elles ont été dotées de véritable personnalité juridique publique, leur conférant une réelle autonomie organisationnelle et administrative. Leur mode de gestion a été modifié, en abandonnant la gestion collective, au profit d¹une gestion personnalisée, avec la nomination à leur tête de directeurs généraux. Les hôpitaux publics les plus performants sont rendus juridiquement autonomes, et positionnés comme des fournisseurs de soins indépendants, de sorte à introduire comme en Angleterre la notion de marché interne. - Un panier de biens et service est défini, dont le financement est garanti par l¹Etat sur l¹ensemble du territoire.
Une possibilité donnée aux régions de compléter le panier de biens et services par d¹autres prestations a accru les disparités entre régions, même s¹il s¹agit d¹un phénomène encore limité. - Pour la fourniture des services financés par les régions et standardisés au plan local, les USL peuvent faire appel soit aux hôpitaux publics Œ¹indépendants¹¹ (il s¹agit d¹hôpitaux régionaux jouissant d¹une autonomie financière, alors que les autres sont gérés par les USL), soit aux cliniques privés, dans le cadre d¹une procédure contractuelle très stricte, afin d¹éviter une explosion des dépenses publiques.

En 1998 ­ 99 : Un toilettage des textes, visant à rationaliser les systèmes de santé, est décidé pour des considérations politiques mais n¹est pas vraiment suivi d¹effet. Ces textes avaient prévu notamment ce qu¹on appelle la procédure des " ondi integrativi", c¹est à dire la possibilité de confier à des assureurs complémentaires la couverture de prestations non prises en charge par le système public.

2002 : Le gouvernement Berlusconi, envisage la mise en oeuvre de cette possibilité, et de plus souhaite, un renforcement de la régionalisation, en permettant aux régions de financer des prestations primaires supplémentaires, au risque d¹accentuer les disparités régionales déjà existantes.

L¹offre de soins :

Il s¹agit d¹un réseau de médecins de famille "gate keeper" auprès duquel s¹inscrivent les usagers, et qui assure l¹orientation vers les spécialités ou les structures hospitalières. Ils sont conventionnés d¹aprés un mode sélectif, par numerus clausus selon le nombre de postes disponibles dans les USL. La rémunération est salariée ou par capitation, ponctuellement à l¹acte. Le mode d'exercice peut-être semi libéral en cabinet, ou salarié en structure.

L¹Italie est dotée de :
- 96 hôpitaux publics juridiquement indépendants des USL, et directement gérés par les régions ;
- 722 hôpitaux totalement intégrés aux USL, ayant une autonomie organisationnelle limitée.
- 32 hôpitaux privés et publics indépendants dotés du statut "d¹institution scientifique".
- 10 Hôpitaux universitaires.
- 648 cliniques privées, dont 537 accréditées.

La planification de l'offre est en charge des régions. Sauf les grands hôpitaux autonomes, les établissements entrent dans le budget des USL en tant que centre de coût spécifique. La gestion est publique ; toutefois ont été introduits dans les hôpitaux des espaces réservés au libre exercice de pratiques médicales, par l¹instauration de chambres payantes. (5 à 10% du nombre de lits).

Contexte Financier :

Une fiscalisation est programmée pour le financement du système de santé, mais il reste majoritairement encore dépendant des cotisations. Les cotisations sont recouvrées par des institutions telles que l¹IPNS (un des organismes de sécurité sociale qui gère les prestations en espèces).

Une expérience italienne à suivre de près : Le système Italien est en pleine mutation. Les ambitions du gouvernement en place sont grandes, puisqu¹il s¹agit de déléguer aux régions le choix et la gestion d¹un panier de biens primaire Œ¹régionalisé¹¹.

Comme dans beaucoup de pays en effet, le système de santé Italien offre dans les faits un panier de soins primaire, financé par la solidarité. L¹originalité de l¹Italie est d¹envisager en plus un panier de soins primaires différents selon les régions, laissant les élus locaux décider des priorités d¹emplois des fonds publics.

La Mission Recherche Internationale de la CNAM est présente dans ce pays dans le cadre de la coordination des pays latins, elle se compose de Gérard Arcéga, Christian Foury, Martine Gouello, Jean Alagna et Christine Tessari. M. Alain Boismery, Conseiller pour les affaires sociales à l¹Ambassade de France, apporte son soutien à la Mission.

Les structures publiques :

L¹Etat est investi d¹un compétence législative et administrative. Il entend les commissions parlementaires et la conférence Etat-Régions ; il définit le cadre triennal d¹application de la réforme au moyen du Plan national de santé ; Il attribue les ressources au Service national de santé, il évalue les résultats, et défini des normes. - L¹INPS : Institut national de prévoyance sociale. Assure le recouvrement des prélèvements. Il paye les prestations en espèce pour la maladie, l¹invalidité, la maternité, le chômage et les retraites, ainsi que les prestations familiales.

- Par ailleurs, il existe d¹autres institutions, qui assurent les mêmes fonctions ou certaines d¹entre elles pour d¹autres catégories telles que les fonctionnaires. (par exemple l¹INPDAP pour les retraites de la fonction publique). Une autre institution assure les AT.
Il y a un échelon régional dans l¹organisation du système national de santé, ainsi que des hôpitaux régionaux. Les USL sont l¹unité sanitaire de base, où travaillent des médecins généralistes en cabinet de ville. Les Italiens ont la possibilité de se sur-assurer auprès de compagnies privées, pour consulter hors du système de santé conventionné. Environ 20% auraient recours à ces interventions.

Le système sanitaire italien

ou Essai de compréhension du système de santé français à la lumière d’une expérience autre

Marie-Hélène Sandanassamy - CNAMTS

Contrairement à la France, Etat fortement centralisé depuis le XIIIème siècle, l’Italie est une nation jeune dont l’unité remonte à peine à 1861 ! Ceci explique une tradition régionaliste encore vivace dans ce pays offrant une hétérogénéité interrégionale historique avec le contraste Nord-Sud le plus marqué des pays européens. Autant le Nord se présente riche par son tissu industriel et l’ingéniosité de ses entrepreneurs indépendants, autant le Sud peut-être considéré comme mal-développé, quand il y sévit le chômage et la pauvreté, malgré d’importants efforts de développement conduits, dès l’après-guerre, dans le "mezzogiorno". Or, tandis que l’Italie regarde du côté français (centralisme jacobin) en référence à son histoire, la France refuse la moindre adhésion à un service sanitaire public étatisé, comme le prouve son attachement à la Sécurité sociale…tout en perpétuant sa tradition d’Etat dirigiste. Des choix lourds de sens et de conséquences dans le contexte culturel où s’enracinent les systèmes de santé.

Venant chronologiquement après l’automne chaud (1969), l’obtention par les classes laborieuses du "statut des travailleurs" (1970), le Servizio Sanitario Nazionale (SSN) voit le jour en 1978. Trois évènements liés qui traduisent le poids économique et donc, politique - du moins jusqu’à la fin des années 1970 -, des travailleurs de la grande industrie, catégorie par ailleurs détentrice de revenus réguliers facilement accessibles pour la fiscalité d’Etat…, contrairement aux revenus des travailleurs au noir et des travailleurs indépendant, champions de l ‘évasion fiscale. En conséquence, le SSN sera financé - jusqu’en 1999 - pour moitié par les cotisations sur le travail surtout salarié et non pas, comme il était prévu initialement, à cent pour cent par l’impôt.

Service public intégré, le SSN est financé par l’Etat relayé par les Régions et géré par les Communes. Trois niveaux de responsabilité non hiérarchisés et faisant payer au Système leur autonomie en maintenant une opacité totale sur l’utilisation des fonds, en l’absence des outils de planification et de coordination conçus par la Réforme en 1978 : le Plan Sanitaire National (Parlement) ; les Plans Sanitaires Régionaux (Conseils Régionaux élus) ; les organes de coordination des Unités Sanitaires Locales -USL-, ‘Départements’ pour les hôpitaux, ‘districts’ pour les soins de base ; le système d’information.

Avec la montée en puissance du système - en fait la généralisation de l’accès aux soins -, devenu déficitaire dès avant la fin des années 1980, il est jugé trop coûteux et l’Etat se désengage, vers les patients (tickets modérateurs) puis, vers les Régions. Ces dernières, privées de ressources fiscales deux ans après leur institution, soit en 1972, depuis lors subventionnées, sont interpellées aux alentours de 1992 par l’Etat, lassé de combler leurs déficits d’année en année, qui leur reproche leur irresponsabilité, un peu sous la pression européenne (critères de Maastricht oblige). La Réforme de 1992 est le point de départ d’une restitution aux Régions des cotisations versées sur leur territoire, de leurs ressources fiscales propres… et… de leur responsabilité (y compris financière) face aux Communes dépensières.

Dans la nouvelle répartition des rôles, l’Etat assure une fonction de régulation tout en situant les limites de la solidarité nationale où prend place la souveraineté régionale. Ainsi, la Réforme de 1992, prolongée par la " Riforma ter ", s’inscrit dans le cadre plus vaste de la réforme de la fiscalité des Régions. En 2001 est prévue l’introduction du fédéralisme fiscal en Italie. L’idée est que la solidarité nationale doit jouer pleinement, en matière de garantie d’accès à des niveaux de soins " uniformes et essentiels " à l’ensemble de la population résidant en Italie, mais que la solidarité nationale n’a pas à se substituer aux collectivités territoriales. Jusqu’ici, l’Etat, affaibli par l’autonomie très forte des collectivités locales et l’indépendance (sauf financière) paralysante des Régions, a échoué dans sa mission de contrôle de la qualité et du coût du SSN. La responsabilisation, essentiellement financière, des Régions correspond donc, au renforcement de cet échelon territorial souhaité par l’Etat afin d’être plus fortement relayé auprès des nouvelles Agences Sanitaires Locales - ASL - devenues des entreprises publiques, qui sont désormais des circonscriptions de la Région. Et c’est seulement la Réforme de 1999 qui va réintroduire un rôle, non plus seulement consultatif, mais de contrôle, de l’Assemblée des maires. L’Etat, dont c’est le rôle, compensera les disparités interrégionales par un " Fonds National d’Egalisation " au profit de certaines Régions pénalisées par leur situation. Evidemment, des sanctions financières seront prises en cas de non respect des niveaux de soins " uniformes " (1992) et " essentiels " (1999) qui s’imposent à la responsabilité des Régions, mais ne déterminent pas directement les budgets (enveloppes) que sont censés respecter désormais les médecins généralistes. Ainsi, en même temps que l’Etat réaffirme son autorité, il reconnaît les limites de ses devoirs en conférant aux Régions la liberté d’organiser librement son service sanitaire en fonction des moyens propres dont elles disposent respectivement.

C’est bien dans cette distinction entre les différents niveaux de responsabilité territoriaux que se situe la différence majeure entre l’Italie et la France, avec les implications qui s’ensuivent pour les systèmes de santé. Le système de santé français se veut être un système d’assurances sociales géré de façon autonome par des organismes de droit privé. Pourtant, l’Etat, malgré une certaine dualité affichée avec l’Assurance maladie, est largement le maître du jeu : Ce n’est point tant l’organisation institutionnelle ni celle des soins qui en témoignent le plus manifestement, c’est l’organisation du financement… Maître des choix budgétaires, des types de prélèvements (cotisations, impôts, taxes…) et d’affectations, l’Etat, en bon père de famille, pourvoit à tout. Il suffit de lui faire confiance ! Mais, dans la mesure où plusieurs logiques sont à l’œuvre dans la conception d’ensemble et de détail du Système, il brille par sa complexité et par l’incohérence des règles : on peut citer l’absence de choix clair entre solidarité professionnelle et solidarité nationale et les frontières floues entre assurance et assistance.

Si bien que la différence cruciale avec le système sanitaire italien doit être cherchée ailleurs que dans la classique distinction d’école entre Système " universaliste " en Italie et système " professionnaliste " en France. La différence est au niveau des responsabilités réelles. Ainsi, les caisses de Sécurité sociale, autonomes dans leur gestion administrative au quotidien et celle de leur modeste budget d’ASS à la rigueur, ne le sont certainement pas dans les gestions techniques, c’est à dire la gestion des cotisations et prestations sociales. Dans ces conditions, nos organismes d’Assurance maladie sont-ils - en pratique - autre chose que des agences publiques de l’Etat ? Comment a-t-il été possible de supprimer, sans autre forme de procès, les élections des conseils d’administration de caisses ? En somme, l’orientation régionaliste, voire fédéraliste, de l’Italie comme de son SSN, s’oppose à la centralisation-déconcentration française. Or, la situation rencontrée par l’Italie au regard des problèmes soulevés par son système sanitaire apparaît néanmoins comme une caricature particulièrement éclairante de l’expérience française. En effet, les deux systèmes semblent empêtrés dans une contradiction similaire qui place les deux pays devant un double défi : d’une part, tenter de réaliser le difficile compromis de l’intérêt général et des intérêts, nécessairement divers, des collectivités territoriales, dans l’espace autorisé par la marge d’autonomie laissée à ces dernières. D’autre part, après avoir établi ou admis des distinctions majeures entre les multiples statuts et formes d’activité des professionnels de santé et entre les secteurs public et privé, de les effacer pour favoriser la collaboration.

Pas de système universel en France, donc, comme en Italie, mais une unité nationale jamais égalée et surtout pas par l’Italie ! En effet, la France est engagée dans une voie unique : la généralisation. Généralisation de l’accès aux soins, d’une part, passant par la Couverture Maladie Universelle -CMU - financée par l’Assurance maladie et les mutuelles complémentaires. CMU qui, toutefois, ne remet pas en question l’organisation de la Sécurité sociale mais se substitue à l’aide médicale gratuite, laquelle était prise en charge par… le Département… Généralisation, d’autre part, d’un recours accru à la médecine et extension à la plupart des situations de l’existence des solutions médicales et institutionnelles : accouchement à domicile quasiment inconcevable en France ; besoins en structures d’accueil et garde à domicile des nouveau-nés et des personnes âgées de plus en plus souvent isolées…

Alors, cette universalisation à la française, c’est à dire sur un arrière plan de diversité, voire de particularismes (considérer la diversité des régimes de sécurité sociale…), s’accompagne-t-elle d’une généralisation de la santé ? On peut en douter eu égard aux résultats sanitaires sur certains critères, notamment les disparités, particulièrement fortes, entre les différentes catégories sociales de la population, face à la santé et en termes d’espérance de vie, ou encore, la proportion de décès prématurés de jeunes et jeunes adultes. L’Italie, qui investit dans la santé une part de son PIB largement plus modeste que la France, obtient sur certains critères des résultats bien meilleurs que celle-ci. Lorsqu’on connaît le niveau quasiment inégalé d’excellence de la France dans le traitement des maladies cardio-vasculaires, l’ensemble de ces résultats est déroutant.

La comparaison des institutions de gestion administrative et financière ainsi que de l’organisation des soins, en Italie et en France, prend toute sa pertinence dès lors que l’on s’interroge sur le rôle de l ‘Etat social et que l’on se demande en quoi la santé d’une population et des individus est influencée par d’autres déterminants que les performances du seul système de santé.

L’Italie investit financièrement beaucoup moins que la France dans son système sanitaire et, on l’a vu avec les Régions, l’Etat italien ne centralise pas toutes les responsabilités. Vis à vis des citoyens, c’est la même chose. L’Etat joue un rôle subsidiaire de la solidarité familiale, encore très forte en Italie et jalousement défendue par les femmes italiennes surtout, principalement dans le Nord où la structure traditionnelle de la famille est plus fragilisée. Même si l’Etat social apparaît comme peu généreux et surcharge la famille, on peut, peut-être, voir dans cette vigueur remarquable de la solidarité familiale en Italie, la clé d’une meilleure résistance à tous les fléaux sociaux, dont la paupérisation de la classe ouvrière et son irréversibilité, qui, on le voit en France est un terrain favorable à l’installation et à l’aggravation de mauvaises conditions de santé.

Classées respectivement N°2 et N°1 mondiaux par le récent rapport de l’OMS, début 2000, l’Italie et la France présentent deux visages bien contrastés et beaucoup de points communs : l’un de ceux-ci est une demande grandissante, de la part des deux populations, de prévention et d’information. C’est dans ce sens qu’il faudrait aller pour que les choix ne soient pas des choix dictés d’en haut, mais des actes d’adhésion des personnes, armées d’un esprit critique pour en changer les points faibles, à leur système de santé.


ITALIA : VERSO UN PANIERE DI CURE PRIMARIE REGIONALIZZATE ?

Il sistema sanitario italiano si caratterisa da un'organizzazione di tipo " NHS", ma regionalisato, paragonabile ai sistemi dei paesi scandinavi o spagnoli. La gestione che è già decentralizzata dovrebbe esserla di più dall' elezione del nuovo governo.

Un servizio di sanità fondato sulle USL costituisce l'offerta delle cure con gli ospedali. Da un altra parte, una o due grande amministrazione di Providenza sociale hanno l'incarico di riscuotere i contributi ed il versamento delle prestazioni di sostituzione o in contanti : famiglia, pensioni, indennità di disoccupazione, malattia, invalidità, maternità ed infortuni sul lavoro.

Un sistema simile a quello dell'asse Helsinki-Lisbonne (vedere Elan n° 47)

L'universalità è il principio di basa con la presa in carica universale per tutti i citadini, il riconoscimento della salute come un diritto incondizionale e la quasi gratuità delle prestazioni.

La produzione e la distribuzione delle cure alle USL sono state trasferite da una legge nel 1978. Nel 92/93, una nuova legge ha introduta la regionalisazione del finanzamento per cui lo Stato dota le regioni di un fondo globale. Peraltro, modeli di concorrenza possono essere esperimentati. La regionalisazione è accentuata in più campi nei quali la sanità. Le USL sono state ristruturate e fusionate. Sono passate da 600 a 250. Sono state dotate di uno stato giuridico pubblico conferendole una vera autonomia organizativa ed amministrativa. E stato modificato il loro modo di gestione abandonando la gestione collettiva a favore di una gestione personalizzata. Questa struttura è amministrata da direttori generali.

Gli ospedali pubblici i più performanti sono resi giuridicamente autonomi, rendendole produttore di cure independenti, in modo di introdurre l'idea di mercato interno proprio come in Inghilterra. Un paniere di cure e dei servizi è organizzato, il quale finanzamento è garantito sull'insieme del territorio. C'è la possibilità per ogni regioni di completare quei servizi; pero le disparità sono state aumentate tra le regioni. Anche se si tratta di un fenomeno limitato.

  • Per ottenere i servizi finanziati dalle regioni, centralizatti al livello locale, le USL possono essere aiutate o dagli ospedali pubblici independenti, si trattano di ospedali regionali con autonomia finanziare, al contrario di quelli gestiti dalle USL, o dalle cliniche private con procedure contratualle scritte, in modo di evitare un scoppio della spesa pubblica.
  • Nel 1998/99 : Per ragioni politiche, i testi sono stati modificati per organizzare il sistema di salute ma con pochi risultati. Questi testi avevano previsti la procedura dei "fondi integrati", cioè la possibilità di lasciare agli assicuratori complementari il pagamento delle prestazioni che non sono prese in carica dal sistema pubblico.

2002 : Il governo Berlusconi esamina questa possibilità ed' anzi vuole rinforzare la regionalisazione permettando alle regioni di finanziare le prestazioni primarie supplementarie col rischio di accentuare la disparità regionali già esistente.

L'offerta delle cure :

Si tratta di una rete di medici di famiglia "gate keeper" presso laquale si iscrivono i citadini. Questimedici gli orientono verso gli specialisti o le strutture ospedaliere adequati. Sono convenzionati secondo un modo de selezione, da numerus clausus, in funzione del numero dei posti liberi nelle USL; La remunerazione è salariale o per capita secondo l'atto. L'attività pùo essere mezza liberale, in ambulatorio o dipendente nella struttura ospedaliera.

L'Italia è dotata da:

  • 96 ospedali pubblici con uno stato giuridico independente delle USLe direttamente gestiti dalle regioni.
  • 722 ospedali totalmente integrati nelle USL con un'autonomia di organisazione riduta.
  • 32 ospedali privati e pubblici independenti dotati di un statuto d' "istituzione scientifica".
  • 10 ospedali universitari.
  • 648 cliniche private con 537 accreditate.

Le regioni hannno in carica la pianificazione dell'offerta. Tranne i grandi ospedali autonomi, gli istituti sono compresi nel bilancio delle USL come centri di costo specifici. La gestione è pubblica ; tuttavia negli ospedali ci sono spazi riservati all'attività libera delle pratiche mediche che si manifestano con camere a pagamento.( 5 a 10 % dei letti).

Contesto finanziario : Uno sistema fiscale è previsto per finanziare il sistema di sanità, pero in maggiore parte rimane dependente dei contributi .Quali sono riscuotati dalle istituzione come l'INPS.

Un' esperienza italiana che si deve seguire da vicino…

Il sistema italiano sta cambiando in un modo importante .Le ambizione del governo attuale sono grande perché di delegare alle regione la scelta e la gestione di uno schema di prestazioni primarie "regionalizzate".

Il sistema di sanità italiano offre in fatti una schema di cure primarie finanziato dalla solidarità. Gli altri paesi hanno lo stesso modo di gestione. L'originalità dell'Italia è di prevedere in più una schema di cure primarie diverso secondo le regioni, lasciando gli eletti locali decidere delle priorità nell'uso dei fondi pubblici.

La Mission Recherche Internationale (MRI) della CNAM è presenta in questo paese nell'ambito della coordinazione dei paesi latini . Si compone di Gérard Arcéga, Christian Foury, Martine Gouello, Jean Alagna e Christine Tessari. Il signore Alain Boismery, consulente per le affare sociale all'Ambasciata di Francia sostene la missione.

Le strutture pubbliche :

-Lo Stato è investito di un potere legislativo e amministrativo. Riceve la commissione parlementarie e la conferenza Stato-Regioni. Definisce l'ambito triennale d'applicazione della riforma tramitte il piano nazionale di sanità.

Assegna i fondi al Servizio Nazionale di Sanità , valuta i risultati e definisce le norme.

-INPS riscuote i prelievi e paga le prestazioni in contanti per la malattia , invalidità, le indennità di disocupazione e famigliali e le pensioni.

-Peraltro, esistono altre istituzioni che hanno le stesse o una parte di queste cariche per altre categorie cogli impiegati statali ( le pensioni dell'amministrazione pubblica).

-Un' altra istituzione gestisce gli infortuni sul lavoro.

-C'è un livello regionale nell' organisazione del sistema nazionale di sanità come gli ospedali regionali.

-Le USL sono l'unità sanitoria di basa in cui lavorano i medici generici in ambulatorio.

Per concludere, gli italiani hanno la possibilità di sopra assicurarsi presso sociétà di assicurazioni private per consultare fuori del sistema di sanità convenzionato. Circa 20 % ricorrerebero a questi interventi.

Jean Alagna

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