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Numéro 53
Les ressources de la Sécurité sociale :
tous les prélèvements
|
Lhistoire des ressources de la
sécurité sociale est marquée, par la multiplication de " recettes
dajustement ", instaurées au gré des lois de finances ou des réformes.
A lorigine, provisoires, pour la plupart, elles ont souvent été pérennisées.
Les caractéristiques majeurs de
ces " financements divers " sont leur complexité et leur faible
rendement. Ces ressources ne participent que de façon marginale au financement de la
protection sociale, néanmoins au cours des deux dernières décennies, elles ont
contribuées à la profonde transformation de la structure des ressources du régime
général, en particulier. Ainsi depuis 1980 la part des cotisations est passée de 96,9%
à 60,8% aujourdhui (données 2001)
Parmi ces " financements
divers " on distinguera notamment :
- les 2% sur les revenus des capitaux
- les cotisations dites fictives : contributions de
lemployeur (Etat et entreprises publiques) lorsquil fournit directement des
prestations sociales.
- les contributions budgétaires de létat
- les taxes
Les deux dernières catégories
nécessitent en particulier que lon sy arrête.
Les contributions publiques, une ressource
de compensation
Les contributions publiques sont des
participations de lEtat, sur son propre budget, à certains régimes de la
sécurité sociale. Elles visent à leur permettre de combler un déficit ou à financer
certaines charges supplémentaires. Ces contributions qui contrairement aux recettes
affectées sont prélevées sur lensemble des recettes fiscales, recouvrent pour
lessentiel des subventions déquilibre versées à certains régimes spéciaux
et des remboursements de prestations.
Ainsi en 2001, ceux sont 10,9 M
deuros que lEtat a transféré à la sécurité sociale.
De la même façon sont prises en charge
par le budget de lEtat certaines exonérations de charges sociales. Si la LFSS les
inclue dans sa rubrique " cotisations sociales ", il sagit
pourtant bien de contributions directes prises sur le budget de létat au titre de
dépenses. En 2001, cest 3M deuros qui ont ainsi été versé pour les
exonérations de charges sociales, soit 7,6% de moins quen 2000.
Les taxes affectées, des ressources
initialement à vocation régulatrice
La première taxe est crée dès 1967, dite
cotisation sur les primes dassurance automobile. Dautres suivront ensuite
venant compliquer un peu plus un système de financement de moins en moins lisible.
Ces taxes sont pour certaines entièrement
affectées au régime général, surtout à la branche Maladie. Les autres régimes
peuvent également en bénéficier mais surtout, de façon plus récente, ces taxes ont
contribué à lalimentation des différents fonds de réserves, le FOREC en
particulier.
Si la plus grande part de ces taxes a été
affecté à lAssurance Maladie, cela sexplique en partie en raison des
finalités de ces ressources, qui ne sont pas quéconomiques.
Ainsi en plus de lobjectif financier
on remarque dautres buts pour ces taxes. Elles ont initialement une vocation de
prévention, déducation ou de limitation en vue de garantir la santé publique et
de réduire ou compenser les dépenses dAssurance Maladie liées à des
comportements " à risque ".
Ainsi entre 1967 et 1999, ceux ne sont pas
moins de neuf taxes nouvelles qui ont été crée.
TAXES |
DATE DE
CREATION |
BENEFICIAIRES
ET MONTANT (en 2000)
en M deuros |
Cotisation sur
les primes dassurance automobile |
Ordonnance du
21/08/1967 |
CNAMTS
714,5 |
Cotisations
sur les boisons alcooliques |
Loi du
19/01/1983 |
CNAMTS
360,4 |
Contribution
due par les laboratoires sur leurs dépenses de publicité |
Loi du
19/01/1983 |
CNAMTS
185,1 |
Contribution
due par les grossistes répartiteurs et les laboratoires sur leurs ventes |
Loi du
12/04/1996 |
CNAMTS/CANAM/AM
MSA
397,6 |
Taxe
additionnelle sur les ventes directes des laboratoires |
LFSS pour 1997 |
CNAMTS
27,4 |
Affectation
des droits de consommation sur les tabacs |
LFSS pour 1997 |
CNAMTS/FOREC/FCAATA
1201,8 |
Affectation
des droits de consommation sur les alcools |
LFSS pour 1997 |
FOREC/FSV/CORSE/BAPSA
830,5 |
Taxe sur les
premix |
LFSS pour 1997 |
CNAMTS
0,2 |
Clause de
sauvegarde |
LFSS pour 1999 |
CNAMTS/CANAM/AM
MSA
11,4 |
( source : Cour des comptes)
La première de ces taxes affectées, la
cotisation sur les primes dassurance automobile, visait à compenser les dépenses
supplémentaires occasionnées par les accidents de la route à lassurance maladie.
La dernière évaluation, qui remonte à 1994, a en effet estimé que les produits de
cette taxe ainsi que ceux des recours contre tiers assuraient globalement
léquilibre entre recettes et dépenses de lassurance maladie pour les
accidents de la route.
Dans la même philosophie est instaurée en
1983, une cotisation sur le tabac et lalcool, le législateur prenant pour motif
" les risques que comporte lusage immodéré de ces produits pour la
santé ". En 1997, une taxe sur les PREMIX ( mélange composé de boisons
alcoolisées et non alcoolisées) est crée, visant en particulier la consommation
dalcool des jeunes. En dépit de lobjectif apparent de santé publique de ces
taxes, lexamen plus détaillé de celles-ci laisse quand même songeur
lorsquon sait quà degré dalcool égal, le vin est moins taxé que les
autres. Dautre part lobjectif financier prend le pas sur lobjectif de
santé publique lorsquà la fin des années 1990 la création du FOREC voit un
transfert massif de ces taxes de lAssurance Maladie vers ce fond.
Cest le même objectif financier qui
guide la création des taxes de lindustrie pharmaceutiques dès 1983, même
sil est vrai, le but est aussi de réduire loffre en taxant les dépenses de
publicité notamment. Depuis les années 1980 ces taxes sur les laboratoires ont
dailleurs connus des remodelages constants qui, sils nont pas fait
gagner en lisibilité, auront au moins eu le mérite daller chercher largent
là où il se trouvait encore.
Au total, en 2000, les quatre taxes -
assurances automobiles, alcools , tabac et industries pharmaceutiques - ont rapporté
à la Sécurité Sociale 3,7 Md deuros, ce qui représente en dix ans une
progression annuelle de 6,8%. Cette augmentation est certes très rapide mais sa constance
masque une réalité en dent de scie faite dajustements ponctuels qui finalement se
pérennisent. Bref une gestion de court terme visant des rentrées dargent
immédiates et en aucun cas une politique avérée de gestion du risque de
lassurance maladie comme aurait pu le laisser penser la visée initiale de ces
taxes.
Le recouvrement de ces ressources ajoute
encore à la complexité lorsque lon sait que la tâche est partagée entre la
direction générale des douanes et des droits indirects ( tabac,alcool) et lACOSS (
taxes pharmaceutiques et taxes automobiles). LACOSS a dailleurs en charge le
contrôle des taxes de natures déclaratives dont elle assure le recouvrement. Mission qui
nest pas des plus aisée à juger le flou juridique des textes régissant ces taxes.
Ainsi, linstauration des taxes
affectées si elle na pas eu dincidence prouvée en matière de santé
publique, na fait quaccroître la complexité inhérente au système de
ressources de la sécurité sociale. Néanmoins face à un rendement si marginal certain
sinterroge aujourdhui de savoir si de telles complications valent encore la
peine. Ce jugement est néanmoins nuancé par le fait que ces taxes sont une des
principales ressources de fonds de réserves comme le FOREC. Pourtant devant cette perte
manifeste dobjectifs ne pouvait on pas tout remettre à plat plutôt que de
faire des ressources de la sécurité sociale une gestion en patchwork ?
Nathalie Nowara
Le FOREC
Prévu par la LFSS pour
2000, le FOREC ( Fonds de financement de la réforme des cotisations de Sécurité
Sociale) a été crée par le décret du 25 octobre 2001. Il sagit dun
établissement public à caractère administratif destiné à compenser le coût des
exonérations de cotisations sociales liées aux 35H. Le FOREC est financé par
laffectation du produit de diverses taxes perçues jusque là par lAssurance
Maladie.
Ainsi pour 2001, 13 Md
deuros étaient prévus pour financer le FOREC.
97% du produit du droit de
consommation sur les tabacs manufacturés, 55 % du produit du droit de consommation sur
les alcools et la totalité des autres droits indirects portant sur les boisons ainsi que
14,1 % du produit de la taxe sur les conventions dassurance sont affectées au
FOREC.
Par ailleurs, lui
reviennent en totalité, le produit de la taxe sur les activités polluantes, le produit
de la contribution sociale sur les bénéfices des sociétés et le produit de la taxe sur
les véhicules de société.
Ces entrées ne suffisant
pas pour équilibrer les comptes du FOREC en 2001, il leur a été ajouté la taxe sur les
alcools encore affectée à la CNAMTS et une part plus importante de la taxes sur les
conventions dassurance (24,1%). Ces mesures ont permis de faire rentrer dans les
caisses du FOREC 2Md deuros supplémentaires, faisant perdre au régime général
0,9 Md de rentrées.
Pour préserver
léquilibre du FOREC ,il est donc pratiquement acquis que le système des
ressources, là encore ne sera pas simple. Les financements risquent dêtre tout
aussi stratifiés que pour les autres ressources et lévolution dune année
sur lautre rendra bientôt le système illisible. |
| La C3S contribution
sociale de solidarité des sociétés
La C3S, instituée par la
loi du 3 janvier 1970, est une taxe sur le chiffre daffaires acquittée par les
société dont le chiffre daffaires est supérieur à 0,76 M deuros . Cette
taxe, au taux de 0,13%, est recouvrée par lORGANIC. Elle est destinée à
compenser la fuite des adhérents travailleurs indépendants dans
des statuts de Société. Cest une forme inédite de compensation démographique
inter professionnelle. Son rendement est particulièrement intéressant.
Le produit annuel de la C3S
est en premier lieu réparti entre la CANAM, lORGANIC et la CANCAVA, au prorata et
dans la limite de leur déficit comptable. A lissue de cette répartition, le solde
éventuel est affecté au FSV.
Les soldes cumulés du
produit de la C3S au 31/12/1999 ( 4,085MdeF) et au 31/12/2000 ( 551,3M deuros) ont
été versés à la section des opérations de solidarité du FSV respectivement en 2000
et 2001.
Le solde cumulé du produit
de la C3S pour 2001 devrait sélever à 565,5 M deuros. Ce solde sera affecté au FSV en 2002. |
COMPTES DU FOREC |
|
Réalisations
2000 |
Prévisions
LFSS 2001 |
Réalisations
en droits constatés |
| RESSOURCES |
9,9 |
13 |
14,7 |
|
| Ressources
fiscales |
9,3 |
|
|
| Droit sur les tabacs |
6,5 |
7,9 |
8,5 |
| Droits sur les
alcools |
1,8 |
2,8 |
2,8 |
| Contribution sociale
sur le bénéfice des sociétés |
0,6 |
0,9 |
1,1 |
| Taxe générale sur
les activités polluantes |
0,4 |
1,1 |
0,5 |
| Taxe sur les
véhicules de société |
|
0,6 |
0,7 |
| Taxe sur les
conventions d'assurance |
|
0,6 |
1,1 |
|
|
|
|
| Contribution de
l'Etat |
0,6 |
0 |
0 |
|
| EMPLOIS |
11,5 |
13 |
14,4 |
|
|
|
|
| Réduction bas
salaires |
5,6 |
6,3 |
5,1 |
| Aides incitatives RTT |
2,3 |
1,5 |
2,9 |
| Allègements RTT |
3,6 |
5,2 |
6,4 |
|
| Solde |
-1,6 |
0 |
0,3 |
Petite histoire des
propositions qui ont été faites pour les cotisations "patronales" et autres
financements
LA TVA SOCIALE
(proposition très en vogue dans certains syndicats et partis politiques (les Verts
notamment)
Avantages :
Assiette très large, rendement fort et relativement stable (sauf chute consommation)
indolore.
Sapplique aux importations, et donc fait financer notre protection sociale par des
produits fabriqués à létranger.
Ne sapplique par à lexport, ne pénalise pas la concurrence.
Inconvénients :
La TVA, déductible de linvestissement, ne pèse pas sur le capital, les entreprises
de main duvre restent défavorisées.
La TVA nest pas progressive, elle est même dégressive, les catégories sociales
les plus aisées consacrant une part moins importante de leurs revenus à la consommation.
Les produits exportés bénéficieraient dune baisse des charges sans supporter
totalement la hausse de la TVA, ce qui est léquivalent dune dévaluation
inacceptable pour nos partenaires.
De plus, la TVA est plafonnée au sein de l'UE.
LA TAXE SUR LES FLUX FINANCIERS
(hypothèse décole de léconomiste Tobin)
Avantages :
Un rendement très important, permettant un prélèvement minime eu égard aux masses
financières en jeu. Ne repose pas sur lentreprise
Inconvénients :
A contresens de la politique de libéralisation des mouvements de capitaux, désavantage
les marchés français source de financement des entreprises. Nest envisageable que
si tous les marchés mondiaux sont taxés.
LES COTISATION ASSISE SUR LE CHIFFRE DAFFAIRE
Elle existe pour le régime ORGANIC (La C3S)
Avantages :
Un rendement extrêmement élevé, donc un taux très bas.
Inconvénients :
Taxation en cascade à chaque intermédiaire du circuit économique. Ne représente pas la
richesse produite, mais la démultiplie.
LA COTISATION SUR LA VALEUR AJOUTEE
(Rapport Jean François Chadelat, Inspecteur général des affaires sociales au
premier ministre M. Juppé, 1997)
Lobjectif, au delà dune meilleure compétitivité source demploi, est
de diminuer le coût relatif du capital humain par rapport au capital physique.
Valeur ajoutée : charge de personnel, excédent brut dexploitation
Assiette large, évoluant en fonction de la croissance, sans conséquences négatives pour
lemploi
Inconvénients :
Difficulté de trouver une définition pour tous les secteurs.
Pénalise les secteurs soumis à concurrence, et délocalisables.
LA BAISSE DES COTISATIONS CIBLEE SUR LES BAS SALAIRES
(Rapport Edmond Malinveau, Professeur honoraire au Collège de France, au premier
ministre M. Jospin, 1998)
Mise en uvre dun barème progressif allant jusquà deux fois le SMIC.
La mesure permettrait de créer 450 000 emplois.
Lanalyse repose sur trois postulats (ou trois paris ?) :
- " La masse salariale augmentera à lavenir au moins aussi vite en
tendance que la valeur ajoutée, et cela de façon moins cyclique ". Sur une
longue période elle est plus ou moins constante.
- Il est probable que le taux de chômage diminuera dans les années à venir.
- Le handicap social des moins qualifiés devrait perdurer.
- Les autres mesures seront moins efficaces, et vont sanctionner linnovation dans
les entreprises.
LES LIMITES : seules les cotisations famille et maladie peuvent être corrigées :
pour la vieillesse : le montant de la retraite est en lien avec le salaire direct
perçu.
Pour les autres cotisations, elles ne dépendent pas de lEtat ( Assedic et
complémentaires).
LA FISCALISATION DE LA COTISATION AF
Financement actuel :
5,4% de cotisation patronale sur le salaire déplafonné.
1,1 point de CSG non déductible affecté.
LA COTISATION RETRAITE
| VIEILLESSE |
| Cotisation patronale |
1,60% |
salaire déplafonné |
| Cotisation patronale |
8,20% |
salaire plafonné |
| Cotisations salariale |
6,55% |
salaire plafonné |
| CSG |
1.3 Points |
Non déductible
(prestations non contributives) |
Création de la cotisation patronale déplafonnée : 1991, par transfert de la
cotisation employeur AF diminuée de 1,60%
Création de la CSG retraite : 1993
Gérard Arcéga
RESSOURCES DU REGIME GENERAL |
| En MF et % |
1998 |
1999 |
% |
|
| Cotisations salariés
employeurs |
791,1 |
806,5 |
1,9% |
|
| Pris en charge Etat
ou Régime |
66,9 |
66,9 |
0,0% |
|
| TOTAL
Cotisations |
858 |
873,4 |
1,8% |
67,53% |
| CSG |
226,7 |
254,5 |
12,3% |
19,68% |
| 2% revenus capitaux
Cnav |
4,6 |
5,2 |
13,0% |
|
| 2% revenus capitaux
Cnaf |
4,4 |
5,5 |
25,0% |
|
| Taxe auto |
4,6 |
4,7 |
2,2% |
|
| taxe sur le tabac |
3,9 |
4,2 |
7,7% |
|
| taxe sur les alcools |
6,5 |
6,4 |
-1,5% |
|
| Taxe sur la pub.
Pharmaceutique |
2,3 |
2,2 |
-4,3% |
|
| Contribution de
l'industrie pharm. |
0,2 |
1,2 |
500,0% |
|
| Total taxes
affectées |
26,5 |
29,4 |
10,9% |
|
| TOTAL
impôts et taxes affectés |
253,2 |
283,9 |
12,1% |
21,95% |
| CONTRIBUTIONS ETAT
(1) |
30,8 |
36,6 |
18,8% |
|
| CONTRIBUTION FSV |
58,2 |
63,6 |
9,3% |
|
| AUTRES |
35,9 |
35,9 |
0,0% |
|
| TOTAL
autres financements |
378,1 |
420 |
11,1% |
32,47% |
| TOTAL des ressources |
1236,1 |
1293,4 |
4,6% |
100,00% |
|
|
|
|
|
| ( 1) financement API
et AAH par exemple) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| En MD d'euros et % |
2000 |
2001 |
% |
|
| Cotisations salariés |
26,9 |
29,2 |
8,6% |
|
| Cotisations
employeurs |
102,3 |
108,3 |
5,9% |
|
| TOTAL
Cotisations |
129,2 |
137,5 |
6,4% |
60,87% |
| Pris
en charge par la SS |
0,1 |
0,2 |
|
0,09% |
| Contributions
publiques |
8,6 |
8,3 |
|
3,67% |
| Total taxes
affectées |
4,6 |
2,8 |
-39,1% |
|
| CSG |
42,7 |
46,8 |
9,6% |
20,72% |
| TOTAL
impôts et taxes affectés |
47,3 |
49,6 |
4,9% |
21,96% |
| Cotisations prises en
charge FOREC |
10,9 |
13,6 |
24,8% |
6,02% |
| Contributions FSV |
9,3 |
9,4 |
1,1% |
|
| Total
transferts divers |
20,2 |
23 |
13,9% |
10,18% |
| TOTAL
autres financements |
6,8 |
7,3 |
7,4% |
3,23% |
| TOTAL des ressources |
212,2 |
225,9 |
6,5% |
100,00% |
1999 : LES CONTRIBUTIONS DE
L'ETAT (en MF) |
|
|
|
|
|
| Compensations
exo pour l'emploi |
62,5 |
|
|
|
| prise
en charge prestation ou cot. dont : |
69,8 |
|
|
|
| API |
|
4,2 |
|
|
| RMI |
|
31,9 |
|
|
| AAH |
|
24,8 |
|
|
| Majoration
rentrée scolaire |
|
6 |
|
|
| Subvention
des régimes dont : |
31,3 |
|
|
|
| SNCF |
|
13,8 |
|
|
| BAPSA |
|
4,9 |
|
|
| Contributions
par des fonds dont : |
35,3 |
|
|
|
| Fonds national de
l'aide au logement |
|
18,1 |
|
|
| fonds national de
l'habitat |
|
15,6 |
|
|
| TOTAL |
198,9 |
|
|
|
LES TAXES AFFECTEES EN 1999 |
(Textes de 1996 et1997) |
|
|
|
|
Assiette |
taux |
bénéfice |
Recouvrement |
|
| Contribution à la charge des établissements de vente en gros de spécialités
pharmaceutiques |
|
|
|
CA htva grossistes répartiteurs |
de 1,5% à 0,5% |
Régimes maladie |
Acoss |
|
|
| Contribution des entreprises de préparation de médicaments (taxe sur la pub.
Pharmaceutique) |
|
|
|
frais des visiteurs médicaux |
barème progressif |
Cnamt |
Acoss |
|
|
| Contribution à la charge des entreprises assurant l'exploitation d'une ou
plusieurs spécialités pharmaceutiques |
|
|
|
C.A vente directes labo. aux pharmacies |
2,5% |
RG |
Acoss |
|
|
| Cotisation sur les boissons alcooliques |
|
|
|
|
|
| Alcools
supérieurs à 25% |
0,84 f. par dcl. Ou fraction dcl. |
Cnamt |
Acoss |
|
|
| Taxes sur les boissons dites "premix" |
|
|
|
|
|
| Boissons
mélangées par le fabriquant |
1,50 f par dcl. |
Cnamt |
Fisc |
|
|
| Affectation d'une fraction du produit du droit de consommation sur les alcools |
|
|
|
|
| Alcools |
Taxe sur les alcools |
40% AM |
Fisc |
|
|
|
|
60% Fsv |
|
|
|
| Affectation d'une fraction du produit du droit de consommation sur le tabac |
|
|
|
|
| Doits sur
le tabac |
6.39% du produit du droit |
Cnam |
Fisc |
( 3
milliards en 1997) |
| Cotisation sur les primes d'assurances automobile |
|
|
|
|
|
| primes ou
cotisations mutualistes |
15% |
Régimes maladie |
|
|
|
| Taxe sur les contributions des employeurs pour le financement de prestations
complémentaires de prévoyance |
|
|
|
| versements
employeurs de prestations complémentaires |
8% |
FSV |
Urssaf/Msa |
|
|
| Prélèvement de 2% |
|
|
|
|
|
| ID CSG
(patrimoine remplacement) |
2% |
1% Cnav |
|
|
|
|
|
1% Cnaf |
|
|
|
| Contibution sociale de solidarité (C.3.S) |
|
|
|
|
|
| Sociétés
autres qu'individuelles |
de 0,1% à 0,13% |
Organic |
Oganic |
|
|
|
|
Canam |
|
|
|
|
|
Cancava |
|
|
|
|
|
|
|
| En milliards d'Euros |
|
|
|
|
|
|
| Postes |
en
milliards d'euros |
objectif
2002 |
% évolution |
répartition
2003 |
répartition
2002 |
source PLFSS 2003 |
|
|
|
|
|
|
J.O 24/12/03 |
| ONDAM |
136,35 |
129,24 |
5,50% |
41,35% |
40,94% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Accidents du travail |
9,4 |
9,02 |
4,21% |
2,85% |
2,86% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Total dépenses de
Santé |
145,75 |
138,26 |
5,42% |
44,20% |
43,79% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| PENSIONS |
140,36 |
135,96 |
3,24% |
42,57% |
43,07% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Famille |
43,62 |
41,48 |
5,16% |
13,23% |
13,14% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Total régimes de
base |
329,73 |
315,7 |
4,44% |
100% |
100% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Budget de l'Etat en
2003 |
budget 2003 |
prévisions 2002 |
% évolution |
% ONDAM
2003 |
%ONDAM
2002 |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Remboursement de la
dette |
62,79 |
62,567 |
0,36% |
46,05% |
48,41% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Education nationale
et satellites |
68,966 |
66,314 |
4,00% |
50,58% |
51,31% |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Culture |
2,496 |
2,193 |
13,82% |
1,83% |
1,70% |
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| Intèrieur |
19,659 |
18,086 |
8,70% |
14,42% |
13,99% |
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| Justice |
5,037 |
4,759 |
5,84% |
3,69% |
3,68% |
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| Travail Santé Solidarité |
31,696 |
31,809 |
-0,36% |
23,25% |
24,61% |
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|
|
|
|
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|
| Défense |
40,016 |
36,888 |
8,48% |
29,35% |
28,54% |
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| source J.0. Du
30/12/03 |
budget de
l'Etat fonctionnements +crédits de paiement |
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| En milliards d'Euros
ou en % |
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| Indicateurs divers |
2003 |
2002 |
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| Plafonds d'avance CDC |
12,5 |
4,42 |
( article
68 PLFSS 2003) |
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| pour le régime
général |
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| évolution de la
masse salariale |
4,10% |
3,70% |
rapporteur
A.N. |
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| évolution du PIB |
2,50% |
2,90% |
rapporteur
A.N. |
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| évolution des
recettes |
327,51 |
315,2 |
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