Interview Gilles Johannet : on ne fait plus semblant !

 

Premier mot d’ordre :

"On ne fait plus semblant".
Non, on ne rêve pas, l’ère des faux semblants, le théâtre d’ombres est terminé, l’Assurance maladie entre dans le " principe de réalité. " On ne fait plus semblant, on ne joue plus, la récréation est finie, cette fois c’est pour du vrai. C’est un coup de tonnerre dans le silence serein où l’on sommeillait depuis des décennies.


Deuxième mot d’ordre :

"Il faut combattre les partisans de l’obscurité".
Là, on est en plein Manga; ça tombe bien, il y a des amateurs. Que les partisans de l’obscurité se préparent, les ténèbres vont s’éclairer!

Mais qui sont les partisans de l’obscurité? des noms, des noms! les hommes de l’Ordre, des gens de la CNIL par exemple? voici les ci-devants croisés aytollesques des libertés individuelles . Nous vivons une époque folle, où on écrase jusqu’à l’absurde, sous un étouffant couvercle, les tentatives de gérer le bien de tous au profit d’un dogme socialement suicidaire, qui ne défend plus que les égoïsmes particuliers. Il faut combattre les partisans de l’obscurité, du secret, de l’opacité.


Pour combattre, il faut une armée :

troisième mot d’ordre :

"Vous êtes des militants de l’Institution, moi aussi."

Le Président de l’AECNESSS appelle aussi au militantisme " Sécu " des cadres et agents de direction de l’Institution. On se sent moins seul.


LE PROGRAMME : il tient en trois phrases.

Balle_rouge42C2.gif (916 octets)"Y-a-t’il dans ce pays un problème de l’Assurance maladie, ou un problème du système de soins ?

Balle_rouge42C2.gif (916 octets)Il y a un problème du système de soins.

Balle_rouge42C2.gif (916 octets)Ce système, il faut le réformer, et c’est nous qui allons le faire. "

 C’est le deuxième remake que nous allons vivre, après le come back de Bertrand FRAGONARD. Ce dernier a tiré les conséquences d’une évaluation de son action qu’il a eu l’intelligence de faire. En démissionnant, ce qui est un geste fort et traumatisant, il a permis en quelque sorte, le retour de Gilles JOHANET, et au bout du compte, c’est une sortie réussie.

Cette fois, on est dans un autre film, du genre " je vais, je tire et je reviens ". Mais que de temps perdu à cause de son départ!. Ceux qui, à l’époque, ont demandé sa tête car il prétendait déjà aux réformes dérangeantes, ceux là donc, portent un lourde responsabilité.

Spécialistes ès phrases assassines, il est du genre à créer un effet Orangina dont nous avons fichtrement besoin.

Gilles JOHANET a insisté sur l’urgence, le temps manque. Il y a des mois que nous crions au feu dans ELAN SOCIAL! Mais cette pression est peut-être une chance. Gilles JOHANET est un général taillé pour la guerre éclair, et c’est exactement ce qu’il nous faut, et ce sera peut-être justement ce qui permettra de réussir, c’est un beau challenge.

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