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Une délégation, composée de Gérard Arcega,
Santa Pardineille, Philippe Bollecker, Brigitte Laloupe a été reçue
le 11 février, dans le but d’évoquer plusieurs
sujets d’actualité : la situation du RSI, celles des élèves
du CNESSS, les COG.
Les anciens élèves, en poste chez
les TNS craignent que la mise en œuvre prochaine du RSI n’amène à terme
la suppression de nombreux postes d’agents de direction dans
ces organismes et s’inquiètent légitimement de
leur devenir. Connaissant les difficultés de mobilité inter
régimes, sera-t-il possible pour le régime général
de les intégrer ? N’y-a-t-il pas un risque de voir les
différents régimes se replier sur eux-mêmes ?
L’AECNESSS attire l’attention de la DSS sur les appréhensions
très fortes qui se manifestent, sur les craintes de licenciements économique,
et plus précisément sur la situation des cadres ou agents
de direction anciens élèves du Cnesss. Au-delà,
il y a des inquiétudes fortes sur les modalités éventuelles
de reclassement possibles des intéressés au sein de l’Institution.
Pour D. Libault Le sujet de l'avenir des
agents de direction du RSI est une question prioritaire et centrale.
La réflexion est toujours
en cours sur les modalités des garanties à apporter notamment
quant aux reclassements dans le régime général,
pour ceux qui le souhaiteraient. Il s’est déclaré intéressé par
les réflexions prospectives que pourrait mener l’Association,
qui est une des rares instances qui réunit l’ensemble
des acteurs concernés. Il estime néanmoins, que dans
un premier temps la fusion des régimes induira en réalité une
surcharge de travail, dans les caisses nationales d’abord, voire
dans les organismes locaux ensuite. Les énergies seront mobilisées
en ce sens et le nouveau régime aura des besoins forts. Il convient
par ailleurs de relativiser la question en rappelant que le régime
général compte 180 000 salariés pour 4 000 dans
les TNS. Compte tenu des effectifs en jeu il ne devrait pas y avoir, à priori,
de difficultés majeures pour que les agents de direction bénéficient
d’un traitement individualisé.
L’AECNESSS s’interroge sur l’opportunité d’envisager
des quotas aussi bien dans un sens, c’est à dire qui interdiraient
aux agents du régime général de postuler chez
les non-non dès à présent, que dans l’autre,
qui réserveraient dans le régime général
des postes pour les candidats en provenances des régimes TNS,
le risque étant d’amener des confrontations entre les
postulants des différents régimes. Si des postes devaient être
réservés dans le régime général à des
candidats TNS, il serait peut-être plus opportun de créer
en surnombre des postes dans le RSI notamment pendant sa montée
en charge et les organismes régionaux du Régime général,
résorbables dans le temps, puisqu’on a bien su dégager
des postes pour les URCAM ou les ARH à leur création,
sans parler des UGECAM. Il s’agit d’organismes inter régimes,
offrant des fonctions régionales et expertales qui permettraient
peut-être un reclassement transitoire utile à l’Institution
et intéressant une partie des agents. Mais pour le reste, il
semble difficile de favoriser les candidats d’un Régime
ou d’un autre, sur des postes de caisses qui permettent à tous
des déroulements de carrière, mais aussi parfois des
rapprochements familiaux.
D Libault souhaite une approche imaginative
sur ce sujet et a affirmé de
façon très ferme son souci de voir l’unicité de
la Sécurité Sociale confirmée et son souhait de
voir la culture évoluer en matière de passages d’une
branche à l’autre ou d’un régime à l’autre.
Il trouve très regrettable les querelles de chapelles qui, au
bout du compte, desservent l’Institution. Il n’exclut pas
que certains agents de direction, s’ils le souhaitent, puissent être
accueillis dans les administrations d’Etat.
Par ailleurs, il ne juge pas qu'un gel systématique de tous
les postes dans ces régimes soit une réponse adéquate,
répondant en cela à une interrogation que les élèves
de la promotion sortante avaient formulée auprès de l’association.
L’AECNESSS a rappelé qu’elle a par nature, une vocation
de rassemblement inter régimes. Elle a demandé que de
nouvelles opportunités soient recherchées, en permettant à des élèves
du CNESSS de travailler dans d’autres institutions de protection
sociale, notamment les caisses des professions libérales, caisses
de retraites complémentaires, régimes spéciaux,
et Sections locales mutuelles, c'est-à-dire dans toutes les
institutions qui gèrent un remboursement ou un prélèvement
obligatoire, voire dans l’administration. Il est anormal de demander
des efforts de restructuration aux seuls Régimes qui participent
au Cnesss, et acceptent les règles des listes d’aptitude.
Cette mesure doit être prioritaire par rapport à toute
autre contrainte d’affectation.
D. Libault s’est déclaré très favorable à cette
ouverture.
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L’AECNESSS a attiré l’attention de la DSSS
sur le fait que le gel des recrutements dans l’attente de la négociation
des COG pouvait poser des problèmes. Si l’Etat a sans doute
légitimité à demander des efforts en retour des
gains de productivité, il n’en reste pas moins que certains
postes ne peuvent pas ne pas être remplacés, notamment sur
les fonctions nouvelles de service client, et que l’attente ne
peut être trop prolongée.
D
Libault confirme que le ministère souhaite qu’il soit tenu compte
des importants gains de productivité générés ces
dernières années par la branche maladie. La répartition
des effectifs est de la responsabilité des Caisses nationales. Il souhaite
que la COG soit signée rapidement, afin de pénaliser le moins
possible la gestion.
L’association
est revenue sur le problème de l’indemnisation des élèves
externes, qui reçoivent un salaire et des frais de déplacement
sans commune mesure avec ceux des internes. L’Aecnesss conteste
le fait que leur statut soit comparé à celui des
fonctionnaires, et demande qu’ils puissent être rattachés à l’Institution.
Dans le même esprit, a été également évoqué le
problème de l’indemnité de responsabilité des agents
comptables
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