Groupe Ruellan : la responsabilité des
agents comptables en question
Un groupe animé par Mme
Rolande Ruellan, magistrat à la Cour des Comptes, s'est réuni à 4
reprises pendant les mois d'août et de septembre afin de rédiger
un projet d'article de loi sur la responsabilité personnelle
et pécuniaire de l'agent comptable.
En effet, suite à un recours déposé par l'ANDAC,
le Conseil d'Etat avait invalidé la plupart des dispositions
réglementaires portant sur cette question, estimant que la
définition et la mise en jeu de la responsabilité des
agents comptables relevaient du domaine de la Loi.
Un vide juridique s'était donc installé depuis le mois
de mai qu'il fallait bien combler.
Le groupe agissant pour le compte de la D.S.S. était
composé des directeurs et agents comptables des caisses nationales
de l'ensemble des régimes, de représentants de la Comptabilité Publique,
du Président de l'ANDAC. L'AEN3S étaient représentée
par François Coullet, directeur de l'URSSAF du Havre et Hervé Castre,
agent comptable de l'URSSAF de Lille.
Chaque participant a pu s'exprimer sur les responsabilités,
les missions et les moyens des agents comptables (la position de
l'AEN3S est consultable sur le site).
Force est de constater que les textes ne sont plus adaptés à un
contexte fortement évolutif : dématérialisation,
externalisation, mutualisation, contrôle interne, certification
des comptes, nouvelle gouvernance.
Compte tenu des délais, le groupe 'est attaché à distinguer
les différentes catégories de responsabilité :
responsabilité personnelle et pécuniaire, responsabilité professionnelle.
La RPP est une responsabilité objective sans faute qui ne
peut être mise en jeu qu'en cas de préjudice financier.
Aucune mise en débet n’'interviendrait en cas de force
majeure.
Il revient maintenant à la DSS de valider le projet d’'article
de loi avant examen de celui-ci par le Parlement.
Hervé Castre
La Délégation
RP rencontre les élèves de la 42ème et la 43ème
promotion le 14 octobre 2004
La délégation parisienne
qui a organisé cette rencontre, est rajeunie et féminisée :
il y a un ou une délégué par département,
Elodie Clair assurant la trésorerie pour toute l'Ile de France.
La quasi-totalité des nouveaux cadres, sortis des deux dernières
promotions, étaient présents dans la salle du conseil
d'administration de la CRAMIF, aimablement prêtée par
Jacques Toner, en présence de Gérard Arcéga, Président
de l'Association, et Bertrand Perrier, DRH de la CNAVTS, venu en voisin
et en ami.
Tous les anciens élèves, beaucoup plus anciens, qui oeuvrent
dans les Caisses parisiennes, et qui n'attendent pas après l'Association
pour faire carrière, doivent savoir qu'il y a des nouvelles
générations, qui seraient heureuses de les rencontrer
dans un contexte amical et diversifié, inter branches et inter
régimes. Gérard Arcéga a rappelé d'ailleurs
que l'Association a fait avancer les dossiers des parisiens au sein
de la liste d'aptitude, en obtenant des inscriptions directes en AD2,
et en demandant qu'on ne se contente pas en guise d'évaluation
d'une formule passe partout sans rime ni raison, la fameuse « demande
prématurée ».
Les délégations des autres régions organisent également
de nombreuses manifestations, le 22 Octobre à Nancy, le 9 Novembre à Toulouse,
le 23 Novembre en Bretagne pour le traditionnel colloque, le 25 Novembre à Marseille,
le 30 Novembre pour l'Alsace, et le 7 ou le 8 Décembre pour
la Bourgogne Franche Comté. Dans la mesure de leurs possibilités,
Gérard Arcéga ou Gilles Huteau seront présents.
Elodie Claire et Lionel Ferraris
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Une vue des participants
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Huitième colloque de l'EN3S
Le Huitième colloque de l'ex CNESSS désormais
baptisé EN3S, s'est tenu les 14 et 15 octobre à la
maison de la Chimie, à Paris. Le thème en était « Quelle
protection sociale pour quels risques au 21ème siècle ».
Les travaux ont été mis en scène à partir
de trois thèmes : Les enjeux philosophiques, sociétaux
et opérationnels.
Parmi les intervenants, on citera entre autres Alain Etchegoyen,
Claude Bébéar, Jean Michel Dubernard, Robert Castel.
C'est avec le tremblement de terre de 1755 à Lisbonne qu'on
serait passé d'un « fatalisme subi » à une
réaction face aux risques, en témoigne une correspondance
de Jean Jacques Rousseau expliquant à Voltaire qu'après
tout, c'est aussi la décision d'avoir entassé bien
du monde à cet endroit qui explique le grand nombre de morts.
On a fini par rejeter les cimetières hors des villes où ils étaient
installés et où même on y faisait commerce. Ce
sont les premiers grands accidents de la révolution industrielle
qui ont fait évoluer la perception qu'on avait des risques.
Christophe Neugnot, responsable coordination à la COGEMA a
ainsi brossé un rapide historique de la perception du risque,
devenue aujourd'hui, un peu fantasmatique, si on s'en réfère
aux frayeurs et aux précautions, qui ne sont pas toujours
proportionnelles à la réalité objective d'un
danger. En témoignent la prise en charge qualifiée
de « démente en terme financier » par
un des orateurs de la maladie de la vache folle.
La sécurité est liberticide par essence. Rappelons
pourtant que le mot danger ne se conjugue pas sous la forme d'un
verbe, alors qu'on peut dire « je risque ».
Notre premier grand risque social n'est-il pas que désormais
tout repose sur des réseaux, d'information et de circulation ?
Les tables rondes ont abordé bien des questions parfois sans
réponses. Comment faire pour que les droits ne dégénèrent
pas en statuts ? Comment innerver la solidarité de responsabilité ?
Jean Michel Dubernard a fait un exposé tonique et sincère à son
habitude, qui témoigne de l'expérience d’'orateur
politique. Pour lui, il y a trois grands risques pour la solidarité :
l'abandon (au privé), le repli (une base minimale, le reste
aux complémentaires), l'inertie (avec des petits replâtrages
en attendant une fabuleuse reprise). On a appris en passant que la
représentation parlementaire était prête à fonder
un Régime unique, la MSA et la CANAM y auraient-ils échappé de
justesse ?
Ce n'est pas l'avis de André Masson, directeur d'études à l'Ecole
des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui pense que les solidarités
corporatistes ont du bon. En réponse à un intervenant
qui s'étonnait qu'on s'insulte au lieu
de réformer ensemble dans notre pays, Robert Castel, sociologue,
a répliqué qu'il y aurait « des conflits
légitimes ». A l'entendre le monde est manichéiste,
le méchant libéralisme d'un côté,
les « solidaristes de l'autre ». Pour
Bruno Palier, chercheur du CNRS au centre de recherches politiques
et sociales, le Keysénisme a trouvé ses limites dans
les années 70 et 80, les dernières relances de l'économie
par la consommation sociale ayant en France et en Angleterre fait
augmenter les importations et augmenter la dette, à tel point
que le Royaume Uni a du faire appel d'abord au FMI, puis à Margaret
Thatcher. Pour lui la France n'a pas su choisir entre un libéralisme
anglo-saxon qu'il condamne, et le modèle d'investissement
social scandinave, qu'il semble préconiser. Le directeur
de la protection sociale et de l'inclusion sociale, Commission
Européenne pour l'emploi et les affaires sociales,
envisage pour sa part de créer des prélèvements
supplémentaires pour construire une sorte de couverture téléphone, électricité et
transport universelle, permettant aux plus démunis d'en
bénéficier. Martin Hirsh, président d'Emmaüs
France, s'interroge plus raisonnablement sur le choix des
investissements sociaux, sur la part revenant au monétaire
et aux services, et Jean-Baptiste Foucault, ancien commissaire au
plan, demande qu'on priorise les investissements destinés à trouver
un vrai travail, à taux de prélèvement identique.
Enfin Claude Bébéar, président de l'Institut
Montaigne, a exposé les théories de mise en concurrence
des assureurs et de création d'hôpitaux « non
profit », que les lecteurs d'Elan social on déjà découvert
dans Elan Social numéros 57/58.
Après la synthèse de Michel Weisgerber (directeur du
perfectionnement de l'EN3S), le Président Spaeth a eu raison
de conclure que ce colloque était un « grand cru » :
le lieu est bien choisi, Paris attire toujours plus de monde, le
thème était d'actualité, et se prêtait
aux envolées philosophiques comme aux considérations
de terrain, et enfin et surtout, le choix d'intervenants pas
toujours d'accord, et issus d'origines différentes,
a évité le pénible pensum qui consiste à s'auto
congratuler pendant deux jours sur les grandeurs de notre protection
sociale, la magnificence de sa gestion, et la nécessité d'en
faire encore et toujours plus.
Gérard Arcéga
Le Président Spaeth
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Dominique Libault et Claude Bigot
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Le public
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J-F Chadelat |
Alain Etchgoyen |
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La
nouvelle adresse du site de l'Association
Modifiez vos signets !Le site de l'Association
a une nouvelle adresse:
www.aen3s.org
Normal, puisque notre Association change de nom, suivant en celà notre
chère Ecole.
L'ancienne adresse renverra vers la nouvelle pendant plusieurs mois.
Si, à l'occasion de ce changement d'adresse, vous constatez
des bugs, des dysfonctionnements, merci de me les signaler.
Votre webmaster,
Jean-Pierre Pallaréa
AVA :
FOCAL 2004
Les directeurs et agents comptables des caisses AVA ont organisé leur
réunion annuelle à Biarritz, les 27 et 29 septembre.
Au programme : « préparer le RSI, relever les
défis du changement ». Pour une fois, il ne s'agit
pas d'une simple formule, le changement en question étant
présent dans tous les esprits. Les cadres dirigeants sont un
peu traumatisés par les dernières péripéties
institutionnelles. Gérard Arcéga était invité pour
parler des conséquences sur les agents de direction des nouvelles
règles conventionnelles, ce qui a permis un échange particulièrement
riche avec la salle. Jean Marie Palach, directeur du GIP « information
des assurés sur leurs droits à la retraite »,
est intervenu avec Murielle Bialès-Touren sur les enjeux du
droit à l'information.
Enfin on a évidement travaillé sur
le RSI, avec Jean-Jacques Jammet, directeur général d'ORGANIC,
Monique Castets, chargée de mission auprès du directeur
de la sécurité sociale, et Louis Charles Viossat, directeur
général de l'ACOSS.
Délégation
Bourgogne-Franche-Comté
Thème "La conduite du changement"
Date : mercredi 8 décembre 2004
Lieu : Musée de l'Aventure Peugeot, carrefour de l'Europe,
27600 Sochaux
9H30 Accueil des participants dans les locaux du Musée Peugeot
10H00 Intervention des représentants de Peugeot sur la conduite
du changement et échanges avec les participants des différentes
branches et régimes
12H00 Déjeuner sur place
14H00 Visite du site de production de Sochaux - illustration de la
présentation du matin
16H30 Retour en salle de réunion puis visite du Musée
de Peugeot
18H00 Clôture de la journée
15ème
colloque de l'ALASS
Le 15ième Colloque annuel de l'ALASS (Association
latine pour l'analyse des systèmes de sécurité sociale)
s'est tenu à Bucarest ce mois de septembre. Les participants
y furent nombreux, actifs et les présentations (plus de 100)
de qualité. La rédaction des supports aux exposés
dans une seconde langue latine a été très appréciée.
Tout cela augure bien du nouveau colloque (le 16ième) qui se
tiendra à Montréal en septembre 2005, au cours de la
deuxième ou de la quatrième semaine. Toutes propositions
de thèmes spécifiques sont bienvenues : sont déjà retenus
les itinéraires cliniques, l'intégration des services
hospitaliers avec ceux existant en amont et en aval de l'hôpital
et la réforme du système de santé du Québec
un an après sa mise en oeuvre.
Rappelons que les précédents colloques se sont tenus à Tolède,
Lyon, et Lugano. On a pu assister à Bucarest à un débat
de fond sur le thème de la régionalisation, avec un exposé de
Dominique Polton de l'IRDES.
Conclusion provisoire : d'un côté on déconcentre
l'assureur ou la tutelle, de l'autre on confie à des
collectivités locales la gestion d'un système
de soins public. Une question d'importance : comment décentraliser
le financement ?
Le Docteur Maryse Medina représentait la MREC de la CNAM-TS.
Gérard Arcéga pour le RRI, a exposé sur le thème
de "l'aide de l'assureur ou du gestionnaire de soins
en Amérique du Nord et en Europe".
En
marge du colloque de l'EN3S
Rubrique « people »
Parmi les personnalités, on a remarqué entre autres dans
la salle la présence de Dominique Libault qui a fait une apparition
la dernière matinée, de Jean-Claude Chadelat, Alain Tapie,
directeur général adjoint de l’UNEDIC en retraite
depuis quelques jours,
Où sont les filles ?
La tribune était prestigieuse, les propos savants, les flèches
habilement décochées. Il manquait pourtant quelque chose.
Mais quoi au juste ? Quelques intervenantes bien sûr, pas une
seule dame sur les tréteaux en une journée et demi !
En matière de protection sociale, nous nous félicitons
beaucoup les uns les autres, mais pour ce qui concerne la parité,
il semble qu’il y ait du chemin à faire.
L’EN3S garde son Président
Le CNESSS change de nom, mais garde son président, qui même
s’il quitte la Cnamts, est nommé au Conseil d’administration
de l’Ecole pour un mandat qui doit durer encore quelques années.
Il reste également Président de l’ADECRI.
C’est une bonne nouvelle pour l’Ecole, car c’est
un homme de conviction, dynamique et déterminé. Certes,
on a pu ici et là avoir des désaccord avec Jean Marie
Spaeth, notamment sur la place des complémentaires dans l’assurance
maladie, mais il présidé au destin de l’Institution
avec fermeté, et même avec le sourire, pendant toutes
ces années où les soucis et les difficultés n’ont
pas pourtant pas manqué.
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