Mercredi
27 octobre
2004

Groupe Ruellan : la responsabilité des agents comptables en question

Un groupe animé par Mme Rolande Ruellan, magistrat à la Cour des Comptes, s'est réuni à 4 reprises pendant les mois d'août et de septembre afin de rédiger un projet d'article de loi sur la responsabilité personnelle et pécuniaire de l'agent comptable.

En effet, suite à un recours déposé par l'ANDAC, le Conseil d'Etat avait invalidé la plupart des dispositions réglementaires portant sur cette question, estimant que la définition et la mise en jeu de la responsabilité des agents comptables relevaient du domaine de la Loi.
Un vide juridique s'était donc installé depuis le mois de mai qu'il fallait bien combler.

Le groupe agissant pour le compte de la D.S.S. était composé des directeurs et agents comptables des caisses nationales de l'ensemble des régimes, de représentants de la Comptabilité Publique, du Président de l'ANDAC. L'AEN3S étaient représentée par François Coullet, directeur de l'URSSAF du Havre et Hervé Castre, agent comptable de l'URSSAF de Lille.

Chaque participant a pu s'exprimer sur les responsabilités, les missions et les moyens des agents comptables (la position de l'AEN3S est consultable sur le site).

Force est de constater que les textes ne sont plus adaptés à un contexte fortement évolutif : dématérialisation, externalisation, mutualisation, contrôle interne, certification des comptes, nouvelle gouvernance.
Compte tenu des délais, le groupe 'est attaché à distinguer les différentes catégories de responsabilité : responsabilité personnelle et pécuniaire, responsabilité professionnelle.

La RPP est une responsabilité objective sans faute qui ne peut être mise en jeu qu'en cas de préjudice financier. Aucune mise en débet n’'interviendrait en cas de force majeure.
Il revient maintenant à la DSS de valider le projet d’'article de loi avant examen de celui-ci par le Parlement.

Hervé Castre


La Délégation RP rencontre les élèves de la 42ème et la 43ème promotion le 14 octobre 2004

La délégation parisienne qui a organisé cette rencontre, est rajeunie et féminisée : il y a un ou une délégué par département, Elodie Clair assurant la trésorerie pour toute l'Ile de France.

La quasi-totalité des nouveaux cadres, sortis des deux dernières promotions, étaient présents dans la salle du conseil d'administration de la CRAMIF, aimablement prêtée par Jacques Toner, en présence de Gérard Arcéga, Président de l'Association, et Bertrand Perrier, DRH de la CNAVTS, venu en voisin et en ami.

Tous les anciens élèves, beaucoup plus anciens, qui oeuvrent dans les Caisses parisiennes, et qui n'attendent pas après l'Association pour faire carrière, doivent savoir qu'il y a des nouvelles générations, qui seraient heureuses de les rencontrer dans un contexte amical et diversifié, inter branches et inter régimes. Gérard Arcéga a rappelé d'ailleurs que l'Association a fait avancer les dossiers des parisiens au sein de la liste d'aptitude, en obtenant des inscriptions directes en AD2, et en demandant qu'on ne se contente pas en guise d'évaluation d'une formule passe partout sans rime ni raison, la fameuse « demande prématurée ».

Les délégations des autres  régions organisent également de nombreuses manifestations, le 22 Octobre à Nancy, le 9 Novembre à Toulouse, le 23 Novembre en Bretagne pour le traditionnel colloque, le 25 Novembre à Marseille, le 30 Novembre pour l'Alsace, et le 7 ou le 8 Décembre pour la Bourgogne Franche Comté. Dans la mesure de leurs possibilités, Gérard Arcéga ou Gilles Huteau seront présents.

Elodie Claire et Lionel Ferraris

Une vue des participants


Huitième colloque de l'EN3S

Le Huitième colloque de l'ex CNESSS désormais baptisé EN3S, s'est tenu les 14 et 15 octobre à la maison de la Chimie, à Paris. Le thème en était « Quelle protection sociale pour quels risques au 21ème siècle ».

Les travaux ont été mis en scène à partir de trois thèmes : Les enjeux philosophiques, sociétaux et opérationnels.

Parmi les intervenants, on citera entre autres Alain Etchegoyen, Claude Bébéar, Jean Michel Dubernard, Robert Castel.

C'est avec le tremblement de terre de 1755 à Lisbonne qu'on serait passé d'un « fatalisme subi » à une réaction face aux risques, en témoigne une correspondance de Jean Jacques Rousseau expliquant à Voltaire qu'après tout, c'est aussi la décision d'avoir entassé bien du monde à cet endroit qui explique le grand nombre de morts. On a fini par rejeter les cimetières hors des villes où ils étaient installés et où même on y faisait commerce. Ce sont les premiers grands accidents de la révolution industrielle qui ont fait évoluer la perception qu'on avait des risques.

Christophe Neugnot, responsable coordination à la COGEMA a ainsi brossé un rapide historique de la perception du risque, devenue aujourd'hui, un peu fantasmatique, si on s'en réfère aux frayeurs et aux précautions, qui ne sont pas toujours proportionnelles à la réalité objective d'un danger. En témoignent la prise en charge qualifiée de « démente en terme financier » par un des orateurs de la maladie de la vache folle.

La sécurité est liberticide par essence. Rappelons pourtant que le mot danger ne se conjugue pas sous la forme d'un verbe, alors qu'on peut dire « je risque ». Notre premier grand risque social n'est-il pas que désormais tout repose sur des réseaux, d'information et de circulation ?

Les tables rondes ont abordé bien des questions parfois sans réponses. Comment faire pour que les droits ne dégénèrent pas en statuts ? Comment innerver la solidarité de responsabilité ?

Jean Michel Dubernard a fait un exposé tonique et sincère à son habitude, qui témoigne de l'expérience d’'orateur politique. Pour lui, il y a trois grands risques pour la solidarité : l'abandon (au privé), le repli (une base minimale, le reste aux complémentaires), l'inertie (avec des petits replâtrages en attendant une fabuleuse reprise). On a appris en passant que la représentation parlementaire était prête à fonder un Régime unique, la MSA et la CANAM y auraient-ils échappé de justesse ?

Ce n'est pas l'avis de André Masson, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui pense que les solidarités corporatistes ont du bon. En réponse à un intervenant qui s'étonnait qu'on s'insulte au lieu de réformer ensemble dans notre pays, Robert Castel, sociologue, a répliqué qu'il y aurait « des conflits légitimes ». A l'entendre le monde est manichéiste, le méchant libéralisme d'un côté, les « solidaristes de l'autre ». Pour Bruno Palier, chercheur du CNRS au centre de recherches politiques et sociales, le Keysénisme a trouvé ses limites dans les années 70 et 80, les dernières relances de l'économie par la consommation sociale ayant en France et en Angleterre fait augmenter les importations et augmenter la dette, à tel point que le Royaume Uni a du faire appel d'abord au FMI, puis à Margaret Thatcher. Pour lui la France n'a pas su choisir entre un libéralisme anglo-saxon qu'il condamne, et le modèle d'investissement social scandinave, qu'il semble préconiser. Le directeur de la protection sociale et de l'inclusion sociale, Commission Européenne pour l'emploi et les affaires sociales, envisage pour sa part de créer des prélèvements supplémentaires pour construire une sorte de couverture téléphone, électricité et transport universelle, permettant aux plus démunis d'en bénéficier. Martin Hirsh, président d'Emmaüs France, s'interroge plus raisonnablement sur le choix des investissements sociaux, sur la part revenant au monétaire et aux services, et Jean-Baptiste Foucault, ancien commissaire au plan, demande qu'on priorise les investissements destinés à trouver un vrai travail, à taux de prélèvement identique. Enfin Claude Bébéar, président de l'Institut Montaigne, a exposé les théories de mise en concurrence des assureurs et de création d'hôpitaux « non profit », que les lecteurs d'Elan social on déjà découvert dans Elan Social numéros 57/58.

Après la synthèse de Michel Weisgerber (directeur du perfectionnement de l'EN3S), le Président Spaeth a eu raison de conclure que ce colloque était un « grand cru » : le lieu est bien choisi, Paris attire toujours plus de monde, le thème était d'actualité, et se prêtait aux envolées philosophiques comme aux considérations de terrain, et enfin et surtout, le choix d'intervenants pas toujours d'accord, et issus d'origines différentes, a évité le pénible pensum qui consiste à s'auto congratuler pendant deux jours sur les grandeurs de notre protection sociale, la magnificence de sa gestion, et la nécessité d'en faire encore et toujours plus.

Gérard Arcéga


Le Président Spaeth

Dominique Libault et Claude Bigot

Le public

J-F Chadelat

Alain Etchgoyen
 

La nouvelle adresse du site de l'Association

Modifiez vos signets !Le site de l'Association a une nouvelle adresse:
www.aen3s.org
Normal, puisque notre Association change de nom, suivant en celà notre chère Ecole.

L'ancienne adresse renverra vers la nouvelle pendant plusieurs mois.


Si, à l'occasion de ce changement d'adresse, vous constatez des bugs, des dysfonctionnements, merci de me les signaler.

Votre webmaster,
Jean-Pierre Pallaréa



AVA : FOCAL 2004

Les directeurs et agents comptables des caisses AVA ont organisé leur réunion annuelle à Biarritz, les 27 et 29 septembre. Au programme : « préparer le RSI, relever les défis du changement ». Pour une fois, il ne s'agit pas d'une simple formule, le changement en question étant présent dans tous les esprits. Les cadres dirigeants sont un peu traumatisés par les dernières péripéties institutionnelles. Gérard Arcéga était invité pour parler des conséquences sur les agents de direction des nouvelles règles conventionnelles, ce qui a permis un échange particulièrement riche avec la salle. Jean Marie Palach, directeur du GIP « information des assurés sur leurs droits à la retraite », est intervenu avec Murielle Bialès-Touren sur les enjeux du droit à l'information.

Enfin on a évidement travaillé sur le RSI, avec Jean-Jacques Jammet, directeur général d'ORGANIC, Monique Castets, chargée de mission auprès du directeur de la sécurité sociale, et Louis Charles Viossat, directeur général de l'ACOSS.


Délégation Bourgogne-Franche-Comté

Thème "La conduite du changement"
Date : mercredi 8 décembre 2004
Lieu : Musée de l'Aventure Peugeot, carrefour de l'Europe, 27600 Sochaux

9H30 Accueil des participants dans les locaux du Musée Peugeot
10H00 Intervention des représentants de Peugeot sur la conduite du changement et échanges avec les participants des différentes branches et régimes
12H00 Déjeuner sur place
14H00 Visite du site de production de Sochaux - illustration de la présentation du matin
16H30 Retour en salle de réunion puis visite du Musée de Peugeot
18H00 Clôture de la journée


15ème colloque de l'ALASS

Le 15ième Colloque annuel de l'ALASS (Association latine pour l'analyse des systèmes de sécurité sociale) s'est tenu à Bucarest ce mois de septembre. Les participants y furent nombreux, actifs et les présentations (plus de 100) de qualité. La rédaction des supports aux exposés dans une seconde langue latine a été très appréciée.

Tout cela augure bien du nouveau colloque (le 16ième) qui se tiendra à Montréal en septembre 2005, au cours de la deuxième ou de la quatrième semaine. Toutes propositions de thèmes spécifiques sont bienvenues : sont déjà retenus les itinéraires cliniques, l'intégration des services hospitaliers avec ceux existant en amont et en aval de l'hôpital et la réforme du système de santé du Québec un an après sa mise en oeuvre.

Rappelons que les précédents colloques se sont tenus à Tolède, Lyon, et Lugano. On a pu assister à Bucarest à un débat de fond sur le thème de la régionalisation, avec un exposé de Dominique Polton de l'IRDES.

Conclusion provisoire : d'un côté on déconcentre l'assureur ou la tutelle, de l'autre on confie à des collectivités locales la gestion d'un système de soins public. Une question d'importance : comment décentraliser le financement ?

Le Docteur Maryse Medina représentait la MREC de la CNAM-TS. Gérard Arcéga pour le RRI, a exposé sur le thème de "l'aide de l'assureur ou du gestionnaire de soins en Amérique du Nord et en Europe".


En marge du colloque de l'EN3S

Rubrique « people »

Parmi les personnalités, on a remarqué entre autres dans la salle la présence de Dominique Libault qui a fait une apparition la dernière matinée, de Jean-Claude Chadelat, Alain Tapie, directeur général adjoint de l’UNEDIC en retraite depuis quelques jours,

Où sont les filles ?

La tribune était prestigieuse, les propos savants, les flèches habilement décochées. Il manquait pourtant quelque chose. Mais quoi au juste ? Quelques intervenantes bien sûr, pas une seule dame sur les tréteaux en une journée et demi ! En matière de protection sociale, nous nous félicitons beaucoup les uns les autres, mais pour ce qui concerne la parité, il semble qu’il y ait du chemin à faire.

L’EN3S garde son Président

Le CNESSS change de nom, mais garde son président, qui même s’il quitte la Cnamts, est nommé au Conseil d’administration de l’Ecole pour un mandat qui doit durer encore quelques années. Il reste également Président de l’ADECRI.
C’est une bonne nouvelle pour l’Ecole, car c’est un homme de conviction, dynamique et déterminé. Certes, on a pu ici et là avoir des désaccord avec Jean Marie Spaeth, notamment sur la place des complémentaires dans l’assurance maladie, mais il présidé au destin de l’Institution avec fermeté, et même avec le sourire, pendant toutes ces années où les soucis et les difficultés n’ont pas pourtant pas manqué.

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